Black Swan

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Ce vendredi soir, c’était à une belle surprise en forme d’avant-première que nous conviait l'UGC Ciné Cité de Bercy.

Voyez donc ça : alors que le film n’est programmé que pour début février 2011, nous voilà dans une salle comble, prêts à voir avant tout le monde les plumes de ce mystérieux Black Swan (Le Cygne Noir pour les frenchies), dernier nouveau-né tant attendu du génial Darren Aronofsky, et ce, en présence dudit réalisateur.

Et le voilà qui déboule entre deux gardes du corps, sur l’avant-scène pour répondre aux questions du public, l’air visiblement à l’aise, très charmeur avec sa grande écharpe beige et ses jeans noirs, et ses faux airs de Mc Enroe à la fine moustache de Zorro.

Oui, aussi étonnant que ça puisse paraître, le géniteur de films aussi torturés que Requiem For A Dream, et The Fountain, n’a ni le look d’un geek ni d’un artiste autiste. Et c’est avec beaucoup d’humour qu’il élude quasi toutes les questions, ne nous laissant que deux infos triées sur le volet : Oui, c’est le talent de Natalie Portman qui l’a poussé à faire le film (elle est tellement merveilleuse, professionnelle, blablabla…) et Non, ce ne fut pas si évident de monter la production de ce film, et ce, malgré le succès retentissant de The Wrestler.

Quelqu’un dans la salle lui fait remarquer, non sans humour aussi, que la tâche aurait été plus facile s’il avait engagé Natalie Portman pour faire la catcheuse, et Mickey Rourke pour faire la ballerine, et c’est sur ce dernier éclat de rire qu’on nous lance la projection… d’une histoire finalement bien peu marrante.

Un labyrinthe… de références

Image de Black Swan Dès les premières images, on sent le parti pris du réalisateur : nous plonger au cœur du labyrinthe formé par le ressenti de l’héroïne, ne nous laisser au recul, aucune respiration.

Les plans sont serrés, la caméra à l’épaule, vacillante, rien n’est stable, tout comme Nina, qui, malgré sa grande expérience professionnelle, nous semble fragile comme une jeune ballerine prête à se briser en mille morceaux face à la concurrence ambiante du New York City Ballet.

Comme le film met beaucoup de temps à s’installer, on commence par apprécier les retrouvailles, toujours délicieuses, avec miss Portman, que nous retrouvons, pour le rôle, aussi émaciée qu’une Kate Moss en plein régime.
Le rôle est plus que psychologique, il est physique. Et dès le début, elle en impose par la souplesse et les postures imposées de l’univers de la danse classique.

Après avoir changé maintes fois son apparence pour les rôles qu’elle devait incarner, jusqu’à même se laisser raser le crâne, une fois de plus, Natalie, en digne héritière de l’Actor Studio, s’investit à fond dans son personnage, jusqu’à affiner sa silhouette à l’extrême.

De suite aussi, on se surprend à compter les références.
Par la manière de filmer au plus près de son actrice, caméra à l’épaule, brouillonne, braquée sur la nuque de miss Portman, par sa façon de nous montrer l’intimité féminine presque jusqu’au grain de peau, Aronofsky nous rappelle étrangement les meilleurs films de Kieslowsky, et cet amour qu’il avait des actrices, de leur mystère.

L’analogie ne s’arrête pas là, puisque peu à peu est introduit le thème du double… Nina se voyant partout dans le reflet d’une autre… Un thème déjà central dans La Double Vie de Véronique, film marquant du réalisateur polonais, allant même jusqu’à glisser une rivale nommée « Veronica » au tout début de son film. Hommage ? Clin d’œil ?
Lorsqu’on connaît en plus la scène du récital dans le film susdit, difficile de ne pas faire le rapprochement.

Mais peu à peu, tout ça rentre dans un cadre plus sombre et torturé, digne d’un Lars Von Trier, celui de la femme-victime, du chemin de Croix d’un être trop fragile, trop démuni face aux attaques de la vie.

Une fragilité psychologique que l’on comprend mieux lorsqu’on découvre que l’appartement de Nina est le repère d’une mère possessive qui ne lui laisse que bien peu de latitude pour vivre sa vie de jeune femme, préservée à l’état de fillette.

On pense évidemment à Fincher et ses personnages enfermés face à eux-mêmes.
Tout du long, plane aussi l’ombre du Fantôme de l’Opéra… ainsi que de La Mouche de Cronenberg.
Une métamorphose latente, qui est bel et bien la métaphore illustrée du thème du Lac des Cygnes.

Autre référence troublante, le très halluciné L’Échelle de Jacob d’Adrian Lyne.
Où, tout comme Nina, Tim Robbins voyait des démons et des choses étranges dans le métro new-yorkais, dans des soirées enfiévrées, comme semblant vivre une double vie.

Mais, contrairement au film de Lyne, où le chiropracteur joue le rôle de confident et de « sauveur », ici Nina ne se confie ni à sa chiropraticienne, ni même à son professeur de danse (rôle étrangement réduit à une simple scène). Elle se renferme peu à peu sur elle-même, et c’est aussi cette incapacité à s’exprimer qui nous la rend finalement assez antipathique et opaque.

Les seconds rôles ne sauvent pas la mise. Semblant avoir été placés sur l’échiquier pour mieux mettre en valeur la Queen Swan, ils manquent un peu de profondeur.

Image de Black Swan De la mère ballerine frustrée à la copine/concurrente fantomatique (Mila Kunis, honnête en tentatrice folle, fantasme saphique en puissance), en passant bien sûr par le personnage de Vincent Cassel, en metteur en scène salopard, coureur de tutus, qui une fois de plus, malgré une présence correcte, n’arrive pas à nous faire croire qu’il est là pour son talent plutôt que comme faire-valoir « french touch » dans un film américain qui parle de danse classique.

Reste la bonne surprise de revoir Winona Ryder, en star déchue, faire face à une Natalie Portman rayonnante, permettant au réalisateur de faire d’une pierre deux coups, nous faisant réaliser la cruauté du monde des étoiles de l’Opéra au même titre que celle des gloires hollywoodiennes (Ryder ayant bel et bien eu l’occasion, dans les années 80/90, de faire le même parcours professionnel que Portman, mais c’était sans compter sur sa vie tourmentée à la ville).

Impossible bien sûr de dévoiler les ressorts du film sans éventer son « final twist » pas très original, mais plutôt bien amené… mais disons simplement qu’il est charpenté en deux actes inégaux, le premier étant très lent et bourré de clichés, le second filant enfin à toute allure et en crescendo vers un final en apothéose.

En résumé

Film hautement anxiogène, donc, à déconseiller fortement aux claustros, au schizos, aux ballerines, et aux membres de l’Amicale des Animaux A Plumes.

Tout comme Thomas, qui le répète inlassablement à sa ballerine préférée tout le long du film, on aimerait dire à Darren : « On s’en fout de ta technique, ce qu’on veut, c’est que tu te lâches ! ».

Parce que là, mis à part un final éblouissant, on se retrouve avec un film qui patine dans le glauque, beaucoup moins esthétique et expérimental visuellement que ses œuvres précédentes, un peu trop mental peut-être, donc, moins attachant.

Natalie Portman quant à elle, porte toute seule l’histoire sur ses frêles épaules, coincée dans un rôle opaque, avec, pour seuls choix émotionnels, les expressions de crainte/peur/colère un peu stéréotypées que l’on peut retrouver dans un Ballet de ce genre.

Restent des points positifs indéniables : bien qu’un peu trop présente, la musique, toujours impeccable, du grand Clint Mansell, qui réussi le pari de laisser vivre un thème archi connu, sans nous ennuyer, en y rajoutant des touches inquiétantes de-ci de-là… la façon de filmer l’intimité féminine (la scène d’onanisme est très forte), et finalement la conclusion qui fait du film une belle parabole sur la compétition, l’ambition, la folie, et qui nous rappelle que face à celles-ci, notre seul vrai ennemi… c’est nous-mêmes.

Crédits photo : M/O/C

PS : À noter, un très beau travail de déclinaison sur les affiches, dans des styles surannés (futuriste, constructiviste, etc.)

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Date de sortie cinéma : 9 Février 2011
La bande annonce sur Allo Ciné : http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19139842&cfilm=125828.html

La Double Vie de Véronique : http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=97414.html
L’Échelle de Jacob : http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=36726.html

A propos de l'auteur

Image de : Sorti d'une école de Communication Visuelle de Bruxelles il y a 15 ans, directeur artistique belge basé à Paris depuis 10 ans, c'est un touche-à-tout dans le domaine des arts graphiques et du multimédia. Tour-à-tour photographe, graphiste, vidéaste, ou illustrateur, c'est aussi un IA ( Internet-Addict ), qui apprécie particulièrement le "cinéma-qui-possède-sa-petite-musique-intérieure", les "musiques-qui-te-donnent-des-images-dans-la-tête" et les événements culturels un peu décalés. De là à devenir chroniqueur pour Discordance... il n'y a qu'un pas, qu'il a franchi avec plaisir. Site web : http://www.mockery.fr

16 commentaires

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  1. 1
    le Lundi 13 décembre 2010
    Heloise Duval a écrit :

    Merci pour cette critique très intéressante. Le film a l’air superbe. Je ne comprends pas bien votre remarque débile sur Vincent Cassel « qui n’est pas là pour son talent, bien sûr… » Bien sûr que si, et bien sûr aussi que les anglophones apprécient son talent. Les critiques le concernant sont excellentes aux Etats Unis; Je me demande pourquoi il faut toujours rabaisser nos acteurs, par jalousie peut-être ??

  2. 2
    M/O/C
    le Lundi 13 décembre 2010
    M/O/C a écrit :

    Merci Héloïse!

    Je suis désolé si ma remarque concernant Vincent Cassel t’a horripilé à ce point.

    Ce que je reproche, dans cette affaire, c’est pas tant les compétences de l’acteur ou de l’actrice (ils sont plusieurs dans le même cas, Marion Cotillard en tête de file en ce moment), … mais bien l’amour un peu « aveugle » que vouent certains réalisateurs (producteurs?) américains à des acteurs français qui, à mon sens, n’apportent rien d’autre que leur « françitude » au film.

    Il fut un temps (phrase de vieux réac, j’avoue, j’assume :D ), il y a 15, 20 ans, les premiers acteurs français à percer aux States avaient une réelle présence, et c’est cette aura qui créait un truc fort dans le film (je pense à Depardieu dans Green Card, Jean Reno dans Léon, …).

    Mais aujourd’hui, Cassel n’est pas terrible dans les Promesses de l’Ombre de Cronenberg, passable dans les Ocean’s, quelconque dans ce film-ci… alors qu’il est excellent en Mesrine.
    C’est bien qu’il y a un décalage entre ce qu’il est réellement comme acteur, et la façon dont on le voit aux States (sans parler de l’Effet Cotillard, encore plus horripilant je trouve :) )

    Donc, oui, j’ai un peu du mal avec ces « nouveaux comédiens-ambassadeurs de France » à Hollywood.
    Mais que ça ne t’empêche pas d’aller le voir, bien sûr! :)

  3. 3
    M/O/C
    le Lundi 13 décembre 2010
    M/O/C a écrit :

    Mais la jeune femme qui était avec moi ce soir là (que je remercie pour l’invitation!) n’a pas non plus été convaincue par le charisme de Vincent dans le film.
    Après, les goûts et les couleurs… :)

  4. 4
    le Lundi 20 décembre 2010
    Maryophoto a écrit :

    Bonne critique argumentée. Aronofski semble aimer les sujets glauques et les héros torturés.Le film semble promis à un bel avenir remplis de récompenses.

    Ta remarque sur Vincent est fort intéressante. Par exemple, pour faire l’analogie avec Marion Cotillard, je l’ai trouvé un ton en dessous dans Inception par rapport aux autres, pas forcément à 100% dans son rôle. Et pourtant, j’aime beaucoup son jeu. Mais le problème, c’est que les nouveaux acteurs français ayant le vent en poupe ont souvent des seconds rôles. Au contraire de Clémence Poesy par exemple qui reste très fraîche dans ses rôles, français ou pas.

  5. 5
    le Lundi 17 janvier 2011
    tybalt a écrit :

    LOL, à voir trop de films(peut-être), j’ai peur que vous n’arrivez plus à saisir la substance des chefs-d’oeuvre…

  6. 6
    M/O/C
    le Mardi 18 janvier 2011
    M/O/C a écrit :

    Peut-être que ça me rend exagérément critique en effet… et pourtant je peux t’assurer que lorsqu’un film arrive à me prendre par la main en douceur ou violemment, et m’emporte dans son univers, j’en oublie mon lexique du cinéma et mes références pendant une heure et demi!

    Juste qu’ici, j’ai plus l’impression d’assister à un très bon exemple de communication plus que de cinéma. Même l’image est laide, filmée à l’arrache, …loin de Requiem où tout était inventif, rebondissant… même jusque dans l’image.
    Le même sujet, avec un même scénario mais traité avec plus de soin dans la mise en scène, dans les émotions, …ça, ça aurait fait pour moi un « chef-d’oeuvre », oui.

  7. 7
    le Jeudi 3 février 2011
    cafecine a écrit :

    Une envolée lyrique mise en lumière par une Nathalie Portman exceptionnel et par une mise en scène dont les jeux de miroirs font monter la tension et la grâce du film.
    Retrouvez ma critique sur mon blog http://www.cafecine.fr/2011/02/black-swan/

  8. 8
    M/O/C
    le Mercredi 9 février 2011
    M/O/C a écrit :

    Cafecine, hello…
    Peut-être devrais-tu d’abord corriger la tonne de fautes (orthographiques et autres) dans ta critique et écrire Natalie sans H pour être pris au sérieux.

  9. 9
    le Mardi 15 février 2011
    Anaïs a écrit :

    Je trouve tout cet article et cette critique très intéressants. Après je suis encore jeune et insouciante alors qu’entendez vous par rôle opaque ?
    Je ne suis pas forcément d’accord avec la critique un peu rude je trouve mais les goûts et les couleurs après tout. Je trouve que Arronofsky à cette façon de filmer « le vrai » qui est assez prenante, je ressors toujours de ses films dubitative.
    Je pense que le film tient tout son prestige dans la prestation de Natalie Portman qui s’est enfin « lâchée ». Après je suis totalement d’accord avec nos français à Hollywood, un peu faux et surfaits, à l’américaine.

  10. 10
    M/O/C
    le Mercredi 16 février 2011
    M/O/C a écrit :

    Merci pour ton commentaire Anaïs.
    En fait, ce film est très intéressant au moins sur un plan, c’est que je me rends compte seulement maintenant qu’il divise l’opinion, à sa sortie, alors qu’à sa projection en avant première, bien avant la promo, j’avais eu l’impression de voir un thriller psychologique comme tant d’autres.

    J’en discuttais encore ce soir avec une amie, qui elle, si elle l’avait trouvé intéressant, l’avait trouvé aussi extrêmement dérangeant, dans le mauvais sens du terme, car elle avait eu l’impression, pendant toute la vision du film, qu’on la rendait témoin (donc un peu complice) d’un personnage que non seulement, on arrive pas à apprécier, mais en plus de sa lente déchéance, avec, au final… (bref je ne raconte pas la fin ok… mais bon, la fin ne l’avait vraiment pas rassurée sur ce plan, au contraire).

    Mais bon… étrangement, je crois que les femmes se retrouvent plus dans ce portrait de femme en constante souffrance, sous pression constante… que les hommes.

    Moi ça me fait penser aux films de Lars Von Trier, où il aime souvent faire souffrir lentement une pauvre héroïne… mais la différence énorme entre ce film et ceux de Von Trier, c’est que dans ceux du réalisateur danois, le personnage féminin est attachant, ou au moins, on comprend ses motivations.
    C’est pour ça que je dis que je trouve son personnage de Mina « opaque ».

    Ici, j’ai plus l’impression d’assister, que l’impression de partager ses émotions.
    Enfin, en tous cas, ça fait parler tout ça :)

  11. 11
    le Jeudi 17 février 2011
    Anaïs a écrit :

    Merci pour ta réponse. C’est vrai que je trouve que ce film partage et fait parler de lui. Je devrais m’initier au cinéma de Von Trier car si je ne connais que son nom je ne connais pas son oeuvre.
    En tout cas il est vrai que Arronofsky met mal à l’aise, on est forcé tout au long du film de subir l’état psychologique du personnage de Nina et on ne peut pas s’en sortir, comme il veut nous le faire comprendre dès le début, on est condamné à suivre le personnage jusqu’à la fin, qui est un final grandiose cela dit en passant, et qui m’a fait en ce qui me concerne avoir un soupçon de pitié et de compassion pour elle.
    L’échange au sujet de Black Swan est très interessant!

  12. 12
    le Vendredi 25 février 2011
    Bimboum a écrit :

    Critique très intéressante. Je n’ai pas été séduite pour ma part par le jeu de Portman, qui comme vous le dites si bien reste coincée dans un rôle opaque, avec, pour seuls choix émotionnels, les expressions de crainte/peur/colère. Le manque de profondeur (et la légèreté) des seconds roles contribue d’ailleurs selon moi à faire tomber un peu plus le jeu de Portman et le film dans le pathos, tant Nina est en décalage avec le reste de son entourage.
    J’ai pourtant été remuée par le film, mais à la réflexion il me semble que cela s’explique tout bêtement par l’avalanche de projections mentales dérangeantes et angoissantes, qui m’ont fait frissonner comme l’aurait fait un bon film d’horreur. Je reste donc un peu sur ma fin. D’ailleurs une critique lue dans le monde au sujet d’avatar se transposerai (peut-être) bien ici : Darren Aronofsky a crée de grandes orgues pour n’y jouer que de la musique de cirque. La folie, thème o combien intéressant à explorer, est ici contenue par ses limites figuratives. Elle est donc plus effrayante que tragique (selon moi), ce qui est un peu dommage.
    Donc un bon film, mais surestimé selon moi.

  13. 13
    M/O/C
    le Samedi 26 février 2011
    M/O/C a écrit :

    Heyllo à toi Bimboum…

    Et je n’ai rien à rajouter à ce que tu nous dis là, je trouve que tu résumes assez bien ce que je pense (et beaucoup d’autres personnes aussi semble-t-il).

    Enfin, le principal est que le film ne laisse personne indifférent… maintenant, reste à voir s’il va effectivement rafler tous ces Oscars qu’on lui promet.

  14. 14
    le Lundi 31 octobre 2011
    Astrose a écrit :

    Bonjour M/O/C

    Très bonne critique, je suis restée moi aussi un peu dubitative à la fin du film. J’ai aimé… et pas aimé, je suis donc assez partagée entre le fait que Natalie Portman porte le film à elle seule et le manque de relief (ou de profondeur) des autres personnages – où ne serait-ce que sa vision à elle et non ce qu’ils sont réellement ?
    Comme vous dites, ce film aura fait beaucoup parlé de lui, et comme le dit Bimboum aura sûrement été un peu surestimé. Il produit néanmoins son petit effet, c’est le moins qu’on puisse dire !

    Attention, sinon, c’est Nina et pas Mina, le nom de l’héroïne !

  15. 15
    le Vendredi 21 décembre 2012
    Anne-Sophie a écrit :

    Je pense que vous avez oublié une référence importante, peut-être celle qui s’en rapproche le plus : Perfect Blue de Satoshi Kon.

  16. 16
    le Vendredi 21 décembre 2012
    Sam a écrit :

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