Björk – Drawing Restraint 9

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Oyez, oyez, braves gens ! Le Björk nouveau est arrivé. Quoi encore ? Et oui, encore... Précisons tout de même que la déesse a une capacité de sortie tellement impressionnante qu'il faudrait être milliardaire pour espérer pouvoir la collectionner.

dr9__photo04-2Cette fois-ci, ce n’est pas un énième DVD qu’elle nous propose, mais la musique du dernier film d’art de son compagnon, MATTHEW BARNEY .
Car si celui-ci a développé le projet Drawing Restraint depuis 1987, Björk, elle, n’y débarque qu’en 2005. Et le résultat de la réunion de ces deux maîtres de l’art contemporain est une vraie perle.

À film presque sans paroles, musique presque muette : nous voilà entraînés dans un Japon aphasique, subissant une sorte d’ère glacière métaphorique toute autre que celle de Vespertine . Sous l’effet de la présence de Björk, le Japon se transforme en un Antarctique hyperocéanique et préhistorique, en une Islande hyperindustrialisée où les icebergs commenceraient à fondre. Une liquidité ancestrale et palpable qui se heurte à l’innovation, à l’avant-garde de Björk .

11 morceaux tout aussi particuliers les uns que les autres, où Björk chante peu et laisse une large place à ses collaborateurs : Mark Bell, Leila, Zeena Parkins, Will Oldham, Mayumi Miyata

Harpe, choeurs, musique traditionnelle japonaise… Sa voix s’en trouve magnifiée, car on se retrouve à l’attendre, à l’espérer, la fantasmer…

Autant dire que la déesse réussit chaque chose qu’elle fait et avec qui que ce soit.

Si vous êtes prêts à faire un beau voyage, Björk vous invite à repousser les limites de votre tolérance musicale. Et je ne peux que vous conseiller de prendre le train en marche au plus vite, si ça n’est pas déjà fait…

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A propos de l'auteur

Image de : Miss Cinéma de Discordance et chroniqueuse hétéroclite since 2005. [Blog] [Twitter]

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