Bengale et Florian Mona nous emballent à l’Inter | 23.01.2013

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Jolie soirée Pop « à la française » que celle programmée à l’International en ce froid mercredi de janvier. A l’entrée on aperçoit Guillaume Fresneau, ex DAhLIA, qui vient de sortir un album pour son projet ReDeYe. Logique : c’est Yappuca, son tourneur, qui s’est chargé de la prog.

Image de Les festivités commencent avec Bengale qui nous vient de Bordeaux. Deux claviéristes-chanteurs, deux guitaristes, un bassiste et un batteur, si l’Inter est un peu étroit pour eux ils n’en montrent rien. Sur la gauche, une ravissante jeune femme au sourire étincelant (chignon haut, la classe d’une héroïne hitchcockienne) contraste doublement avec son comparse à casquette, aussi grave de son côté de la scène qu’elle l’illumine de l’autre. Le groupe, conformément à cette première image, s’avère rapidement bien plus intéressant que la fausse simplicité de sa musique légère pourrait le laisser croire de prime abord. Car si la voix claire de la jolie blonde donne une couleur presque candide aux titres, un peu d’attention portée aux paroles (en français) ouvre bien d’autres portes.

Et c’est un peu du luxe, en fait, que de compter dans un groupe autant de fraîcheur que de maturité, ce qui saute vite aux oreilles alors que l’homme à la casquette s’empare de l’espace à son tour pour reprendre le tube d’IAM avec la maîtrise de celui qui en a vu d’autres. Un peu plus tard, lorsqu’on voit des collaborations avec les Normands de Granville et que l’on apprend que le chanteur est le fondateur de Pendentif, on n’est pas autrement étonné, finalement… Beaucoup de promesses en somme, comme semble également le penser France Inter qui les recevait le jour même pour leur titre Le Tramway.

Image de Pour la suite, on pense savoir à peu près à quoi s’attendre avec Florian Mona dont le titre Le Large avait fait tilt dès la première écoute. Synthés new-wave dansants, chant parlé, texte travaillé, clip intelligent,  le style était furieusement proche de Lescop – trop, peut-être, se disait-on. Démenti immédiat en live avec une rythmique basse-batterie bien grasse, aussi simple qu’efficace, beaucoup plus rock que la version studio, aussi brute que jouissive. Coup de cœur décuplé à l’épreuve du sous-sol de l’Inter, donc, malgré un son scène largement roots qui leur échappe un peu.

Plus tard sur la toile, apprendre que Florian Mona jouait là avec Mathieu Languille (Montgomery) et Samuel Chapelin (Manceau), que l’album a paraître dans quelques semaines (Les Héroïnes) a été mixé par D. Brusson (Dominique A) et qu’il devrait comporter un duo avec Valérie Leulliot (Autour de Lucie) alimente encore l’excellente impression laissée par l’artiste. « Dis-moi qui sont tes amis, je te dirai qui tu es » ; l’adage fonctionne à 100%, avec un concert que l’on trouve bien trop court tant on aurait aimé en écouter davantage.

Gros sentiment de revenez-y. On va guetter l’album et suivre tout cela de près.

L’heure est bien trop tardive pour rester malgré la visite du Montréalais Mark Berube. Une chose est sûre néanmoins : pour ces deux sets Yappuca a fait carton plein.

On n’a pas fini d’entendre toute cette belle scène française, décidément bouillonnante !

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A propos de l'auteur

Image de : Isatagada a une fâcheuse tendance à en faire trop tout le temps : s’investir pour de nouveaux artistes, photographier, parler, filmer, s’indigner, lire, se faire de nouveaux amis et écrire, écrire, écrire... L'essentiel étant de galoper, pas de manger des fraises. Du coup, elle se couche tard et se lève tôt ; rêve de téléportation et de quelques vies supplémentaires. Et de servir à quelque chose quelque part, en fait. Blog / Flickr

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