Barth au Point Ephémère

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Barth. 3 albums plus que prometteurs, des mélodies power pop synonymes d’évasion, de bien-être et de liberté… Un programme qui s’annonce haut en couleur et qui tiendra toutes ses promesses.

barth3C’est dans le cadre du Point Éphémère que le dépaysement a eu lieu. Quelques spectateurs qui semblent un peu perdus, une scène encombrée par les instruments qui sera rapidement investie par Barth et ses musiciens.

Quelques notes du premier morceau et déjà la magie qui opère, car ce garçon n’est rien d’autre qu’un petit génie musical qui vous embarque dans son monde du début à la fin, avec une infinie délicatesse et une énergie communicative. Alternant les chansons de ses deux derniers albums, Barth nous livre un monde paradoxal, mêlant la mélancolie à la frénésie rythmique, la poésie à la joie de vivre et la passion à la nonchalance.

On pourrait évoquer tout le set et retirer quelque chose d’incroyable de chaque titre, mais voici une sélection entièrement subjective de quelques morceaux qui sortent du lot.

Magic wondermeal, tout d’abord, a le don d’amener le sourire, de propager le bonheur, une chanson qui donne envie d’être amoureux(se). Un vrai magicien ce Barth !.

Customer 5 – sûrement le coup de coeur musical de la soirée – nous emmène cette fois du côté de la Nouvelle-Orléans. Un son jazzy et punchy, un clavier dansant, le Point Éphémère prend des airs de fête.

Tempête de singes, avec son rythme et son air entêtant, à la limite du ska, fait dodeliner de la tête le public et part dans une sorte de folie psychédélique jouissive !

Le rythme saccadé et les tendances africanisantes de Saliva on my apple procurent immédiatement cette incroyable envie de bouger, mêlée à cette sensation de liberté suprême des Grandes Plaines évoquées par ce morceau. Si on ne savait pas ce qu’est de vivre un rêve éveillé(e), c’est chose faite ici !

Cuchillo, qui semble être un appel à la paresse, fait également preuve d’une grande sensualité. Le rythme plus doux et la voix suave de Barth (qui nous susurre presque cette chanson) font que le charme opère, une fois de plus.

The last wig, le titre qui révéla Barth au grand public en illustrant une publicité pour une marque de jus de fruits, s’annonce sur un faux départ ( Barth nous offrira un nouveau morceau à la place), mais fait mouche dès les premiers accords et redonne un élan de vitalité à ceux qui auraient lâché en cours de route.

Parce qu’il sait mêler un sens inné de la mélodie, une voix particulière et envoutante à des rythmes qui donnent forcément envie de danser, Barthélémy Corbelet parvient à créer cette alchimie unique qui lie le bien-être à la nostalgie. Un paradoxe à lui tout seul, une musique schizophrène à l’image de chacun d’entre nous.

Les morceaux s’enchainent intelligemment, scandés par les images diffusées sur l’écran placé derrière la scène. Parce que Barth ne s’est pas contenté que de prendre uniquement soin de nos oreilles, il offre également un vrai spectacle dont les images prolongent les mots. En plus de savoir nous parler, Barth nous propose de nous libérer musicalement et ça, ça ne se refuse pas !

Crédits photo : Mathias Lamamy

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