Band of Skulls + The Good Ones à la FDO

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Une chaleur du diable règne dans la Flèche d'or, ce soir les Band Of Skulls vont nous faire vivre l'enfer du rock made in Southampton, celui qui les a propulsés tout en haut avec leur premier album Baby Darling Doll Face Honey. Ce n'est donc pas le moment d'avoir mal au crâne...

Il est 20h30 et l’atmosphère est déjà moite de sueur. La fosse se tasse au fur et à mesure que l’heure tourne et que les derniers retardataires se frayent un chemin pour trouver une place. Il fait chaud, on se ventile, on s’éventail, on voudrait que ça commence, mais en attendant Band of Skulls, c’est l’album de Them Crooked Vultures qui fait patienter le public.

C’est The Good Ones qui a la chance de faire la première partie de nos Anglais. Une chanteuse, trois mecs, un rock garage « dont chaque morceau nous secoue de l’oreille à l’orteil » nous dit le MySpace, voilà une bonne recette pour nous mettre en haleine. Les rythmes sont simples, mais la voix est sauvage, suffisante pour accrocher le public de la Flèche d’or qui écoute attentivement. Un peu trop peut-être, car même les headbangings d’Emma sous ses faux airs d’Izia ne parviennent pas à faire remuer la fosse, très sage. De bons titres à relever tout de même avec The night, the choice and the change et son intro à la Black Angels ou encore The worst and the better, bien rock’n'roll comme on aime.

Après une demi-heure de set, les Français cèdent la place aux Anglais, exit les frenchies, ce soir c’est la Brit’ touch qui est à l’honneur. Il est 22h et c’est un public excité qui se met à appeler Band of Skulls pour les tirer de l’obscurité des backstages. Des ombres se reflètent sur le mur, c’est gagné, Russell, Matt et Emma (bis) font leur apparition.

Et ça démarre très fort avec l’explosif Bomb, toutes guitares dehors et batterie cinglantes, un titre qui électrise le public d’entrée même si le jeu de scène est très sobre. Tout est dans la retenue, une attitude qui contraste avec la puissance du son envoyé par le groupe. Patterns et ses « oh oh » s’enchaîne et met le public dans l’ambiance du live. Les Band of Skulls sont contents de revenir en France et sont visiblement heureux de l’accueil du public de la Flèche d’or à en croire par le large sourire d’Emma lorsque ses fans masculins lui hurlent amoureusement « Je t’aaime Emmaa » pendant les breaks.

Après avoir joué Friends, morceau présent sur la B.O de Twilight, ainsi que Fires, le dernier single, les Band of Skulls posent l’ambiance et décident de donner un peu de répit au public en interprétant Cold Fame, titre doux et voluptueux qui illustre bien le large terrain de jeux du groupe. Mais c’est pour mieux te secouer mon enfant ! Lorsque les premières paroles de Light of the Morning résonnent, c’est l’hystérie dans la fosse : la tête s’agite, les bras se lèvent au son de la guitare sauvage et de la batterie toujours frappée plus fort par Matt. Death by diamonds and pearls prend la relève, il n’y a pas à dire, les mélodies sont contagieuses, c’est comme épidermique, le public est contaminé par une maladie musicalement transmissible, une maladie comme on aimerait en voir plus souvent.

« Si vous n’avez pas trop chaud, essayez de danser ! » lance Russell avant d’entamer le morceau attendu de tous, I Know what I am, le single qui les avait révélés en 2009 sur iTunes. Un flux de rockeurs décide de migrer vers l’avant, et c’est sans tarder que la fosse se met à sauter et à danser au son vintage des Band of Skulls. Blood, Dull Gold Heart, puis le très psychédélique Holywood Bowl s’enchaînent pour le plus grand plaisir du public et c’est sur Impossible que le groupe achève son set, après une heure de show. Un concert pleinement réussi, des mélodies qui restent en tête, de bonnes choses qui laissent présager un joli petit frère pour Baby Darling Doll Face Honey. On attend le faire-part avec impatience !

Crédits photo : Phil Abdou

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A propos de l'auteur

Image de : J'aime le Rock, le vrai, pas le trop bruyant ni le trop mou, des Brian Jonestown Massacre aux Yeah Yeah Yeah's en passant par Marilyn Manson ou NIN. Je passe une grande partie de mon temps dans la pénombre des salles de concert pour essayer inconsciemment de découvrir The Next Big Hit !

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