B R OAD WAY fait sa révolution solaire

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On avait laissé B R OAD WAY en 2008 avec Letters in Hearts sans trop savoir si les auteurs de ce grand morceau, déniché sur la compil Fnac Indétendances n°35, survivrait à cette fichue crise du disque et surtout, s’il aurait d'aussi heureux successeurs.

B R OAD WAY Solo System Revolution

La sortie de Solo System Revolution en février dernier fut donc une excellente surprise, d’autant que si  B R OAD WAY est français, il tiendrait aisément la dragée haute à de nombreuses formations anglo-saxonnes.

Pop lumineuse et inventive, la musique de B R OAD WAY flirte par endroits avec les atmosphères les plus planantes de Radiohead ou à d’autres, avec la créativité de Sufjan Stevens. Ici et ailleurs fleurissent les références à The Notwist ou à Arcade Fire. Du côté de l’Hexagone, on pense aussi à Sébastien Schuller ou même aux regrettés Rhésus, à condition de laisser libre cours à la multitude de stimuli aussi fugitifs qu’impérieux qui bombardent le cerveau à l’écoute du disque. Excusez du peu.

Mariant la technologie la plus récente aux instruments les plus classiques (ici une flûte, là un saxo, et puis, un xylophone, et puis d’autres cuivres encore) comme aux sonorités vintage, les arrangements paraissent travaillés à l’infini, ciselés comme de la dentelle, assemblés couche après couche avec une délicatesse extrême.

La voix, qui n’a rien perdu de son charme, marque chacun des morceaux de son empreinte forte. On pourrait la dire limpide ; on pourrait la dire suave.  En tout cas sensuelle comme le serait un mélange très particulier de mélancolie et de virilité. Improbable ? Et pourtant.

Le résultat : des titres planants à limite de la musique d’anticipation, de ceux qui envoûtent et qu’on imaginerait volontiers en bande son de l’éternelle errance d’un astronaute en perdition. De ceux dont la pureté ne serait possible que dans un espace encore inviolé.

Si 2012 ne marque pas la fin du monde, alors on peut espérer en le commencement d’un tout autre avenir. Et pourquoi pas solaire ?

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A propos de l'auteur

Image de : Isatagada a une fâcheuse tendance à en faire trop tout le temps : s’investir pour de nouveaux artistes, photographier, parler, filmer, s’indigner, lire, se faire de nouveaux amis et écrire, écrire, écrire... L'essentiel étant de galoper, pas de manger des fraises. Du coup, elle se couche tard et se lève tôt ; rêve de téléportation et de quelques vies supplémentaires. Et de servir à quelque chose quelque part, en fait. Blog / Flickr

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