Ash, Alberta Cross et James Yuill à la Maroquinerie

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L’Inrocks Indie Club du 23 juin dernier nous faisait le plaisir d’accueillir à nouveau 3 excellentes formations : James Yuill, Alberta Cross et les très attendus Irlandais de Ash.

Ayant débuté en 1992, et après un changement de nom (le groupe s’appelait initialement Vietnam) Ash a rapidement connu le succès, notamment grâce à l’âge de ses membres (16 ans de moyenne) et fréquentant encore l’univers lycéen.

Ayant enchainé plusieurs tournées mondiales, Ash connut son apogée à la sortie de 1977 son second album. Passant de trio à quatuor en 1998 avec l’adjonction de Charlotte Hatherley à la guitare et au piano, Ash revint à sa formation originelle en 2006 et sort en 2007 son 6e effort Twilight of The Innocent ouvertement revendiqué comme le dernier album du groupe, ce dernier ne croyant plus à ce format. En 2009 il lance le projet A-Z series, composé de 26 singles, qui depuis octobre 2009, sortent à un rythme régulier d’un titre tous les 14 jours et dont chacun fait référence à une lettre de l’alphabet.

La soirée commence avec James Yuill pour un son électro de bonne facture, mais qui pourrait afficher davantage de dynamisme. Les quelques personnes présentes dans la salle ne semblent pas vraiment accrocher aux sonorités pourtant plutôt bien trouvées de notre Londonien. Chaleur oblige, une grande partie du public s’est donné rendez-vous à la terrasse de la Maroquinerie pour savourer les deux consommations gracieusement offertes par l’ami Jack sous les rayons d’un soleil estival.

Les musiciens d’Alberta Cross vont cependant tenter d’inverser la tendance. Petter Erikson, le chanteur qui arbore son habituel couvre-chef, reçoit un accueil poli de son audience. Les New Yorkais sont visiblement heureux d’être là, et cela se ressentira tout au long de leur prestation. Mais cette alternance de morceaux rock et de balades, pourtant loin d’être monotone, ne semble pas réussir à convaincre totalement. Si l’ambiance générale de la salle reste assez plate, c’est qu’en tout état de cause, tout le monde ne semble être là que pour Ash.

Et lorsque le groupe rentre sur scène, la Maroquinerie est presque remplie. C’est une ambiance très 90′s qui s’installe. Ash et son rock dynamique combleront un public trentenaire affichant clairement son amour pour le groupe.

Les guitares riffent sur l’addictif Lose Control (1996) qui ouvre la marche avant que les prouesses rythmiques ne s’enchainent sur Life Less Ordinary et Dyonisos Urge. L’ambiance est électrique, la langueur a laissé place à une fougue impressionnante, les mains se tendent vers le ciel, comme pour rattraper une part de ce qui avait tant manqué. Effectivement, le groupe consacrera une grande partie de sa prestation sur les morceaux de ses anciens albums, tels que Petrol (Trailer), Goldfinger (1977) ou encore le très attendu Oh Yeah dans une version saturée et énergique qui achèvera d’emmener le public vers un état de fusion totale avec Tim Wheeler (chant). Kung-Fu plongera la Maroquinerie encore un peu plus dans l’univers du trio. Un monde dans lequel Jackie Chan a certainement une place d’honneur (sans doute la raison de leur succès au Japon). L’électro Rock Return of White Rabbit se termine sur les chants du public avant que le concert ne s’achève sur un duo batterie-guitare sous les cris d’euphorie.

Trois morceaux en rappel, dont Projects, l’unique morceau de Nu-clear song et c’est sur le rythme d’une batterie trépignante que le concert s’achève sur Burn Baby Burn. Une véritable cure de jouvence pour un public qui l’espace de quelques instants s’est retrouvé transporté dans la jeunesse des débuts du groupe.

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En savoir +

Ash : http://www.myspace.com/ash
Alberta Cross :
www.myspace.com/albertacross
James Yuill :
http://www.myspace.com/jamesyuill

Inrocks Indie Club : http://www.myspace.com/inrocksindieclub

A propos de l'auteur

Image de : Photographe et chroniqueur, parfois ! www.philippeabdou.fr

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