Ásgeir – Dans Un Silence qui risque de faire du bruit

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L’album sortait cette semaine et devrait faire l’effet d’une bombe. « Next big thing », Ásgeir est islandais, révélation musicale 2013 chez lui, et avant cette sortie en langue anglaise, son bébé avait eu la grâce d’une première vie dans sa langue natale, celle de Björk et de Sigur Ros.

C’est d’abord Nova qui programma Going Home. Le genre de titre capable de capter l’attention entière, de faire tout arrêter dans la seconde. Un orgue ouaté comme un nuage, une voix d’ange, quelques notes de piano et le bien être est là, pause irrésistible au milieu du tourbillon des vies, comme un refuge justement, d’une infinie douceur : « Home ».

Le temps de devenir addict au morceau et voilà que, juste avant de s’en lasser surgissent sur le net une multitude de sessions acoustiques. Et le clip de King and Cross. Univers fantasmagorique, l’Islande assume présence. Terre de légendes, le pays qui sert d’écrin au titre est le décor idéal pour ce genre d’épopée mystique. Rythmé, groovy, le morceau fait danser sur un mix étrange de guitare folk et de synthé, ponctué de petits sons spatiaux mais aussi de cuivres. Bingo, deuxième titre en playlist, sur Oui FM cette fois.

Le reste de l’album, s’il n’est pas tout à fait à la hauteur de ces deux morceaux aussi marquants dans deux registres différents, est plus qu’écoutable. A chaque fois, la recette est la même : une voix à la Bon Iver qui apaise, une écriture d’une grande sensibilité, une guitare folk en forme de colonne vertébrale, mais aussi, alors qu’on ne les attend pas dans ce registre, la fantaisie de sons plus électroniques à la Sufjan Stevens et saupoudrés par endroits, des instruments plus incongrus, comme un tambour ou une trompette, bref, des mélanges dépaysants.

La nouvelle sensation venue du froid fera planer le Nouveau Casino le 11 février prochain, et même si le concert affiche déjà complet, on vous conseillerait bien de faire le pied de grue le jour dit pour tenter votre chance. Qui sait, il sera peut-être toujours possible de profiter d’un désistement de dernière minute et d’arracher le précieux sésame.

Une chose seule est sûre : In The Silence porte bien mal son nom…

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A propos de l'auteur

Image de : Isatagada a une fâcheuse tendance à en faire trop tout le temps : s’investir pour de nouveaux artistes, photographier, parler, filmer, s’indigner, lire, se faire de nouveaux amis et écrire, écrire, écrire... L'essentiel étant de galoper, pas de manger des fraises. Du coup, elle se couche tard et se lève tôt ; rêve de téléportation et de quelques vies supplémentaires. Et de servir à quelque chose quelque part, en fait. Blog / Flickr

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