Anti-Flag

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En ce vendredi soir, à l'heure où la plupart des parisiens envahissent les terrasses ou les coins d'herbe que leur offre le Parc de la Vilette pour un pique-nique improvisé, d'autres se sont donnés rendez-vous au Trabendo pour partager le concert d' Anti-Flag, quatuor punk originaire de Pittsburg aux Etats-Unis.

Le Trabendo, le 27 juin 2008

antiflagPour cause de timing mal géré, j’arrive dans la salle juste pour la dernier titre de Time Bomb qui assure la première partie du concert. Dommage, le quintet parisien dégage une énergie hallucinante et la scène est d’ores et déjà prise d’assaut par quelques amateurs de slams surmotivés. Ça m’apprendra ! La prochaine fois je tâcherai de revoir ma notion du temps !

Mais peu importe, car ce soir, le groupe que tout le monde attend répond au nom d’ Anti-flag . Le quatuor américain nous présente son huitième album studio et le deuxième sorti sur le label RCA, filiale de la major Sony, que le groupe a rejoint en 2005, non sans susciter de vives critiques de la part des fans de la première heure. Une décision défendue par le quatuor comme un moyen d’élargir son public et de diffuser son message à une plus grande échelle. D’ailleurs, à en juger par les nombreux teenagers en jean slim rehaussés de ceintures cloutées présents dans la salle, lesquels forment la majorité du public, cet aspect semble se confirmer. (Et on se dit par la même occasion qu’on commence à se faire vieille et ça, ça fait mal !)

Même si le dernier album d’ Anti-Flag détonne par rapport à ses prédécesseurs, car beaucoup moins virulent qu’à l’accoutumée, il n’en reste pas moins que le groupe a le sens du spectacle et que les morceaux du disque prennent une tout autre ampleur sur scène. The Bright Lights of America, Good and ready ou encore The Modern Rome is burning font alors office de tubes en puissance. Il faut dire que Justin Sane et sa bande font preuve d’une grande générosité qui confère au combo un charisme indéniable, et ce bien que Pat Thetic, batteur charismatique de la formation, manque à l’appel ce soir. (On notera d’ailleurs la performance de son remplaçant largement à la hauteur !)

Néanmoins, il est une chose qui n’a pas changé chez les Américains, c’est leur engagement politique. Car la musique d’ Anti-Flag est indissociable du discours qui l’accompagne, en particulier sa prise de position contre le gouvernement Bush et surtout contre la guerre en Irak. Un message pacifiste qui fait partie intégrante du show sous forme d’appel à l’unification face à ceux qui usent de leur pouvoir à mauvais escient.

Le concert est rythmé à coups de slams et de poings levés, le tout en scandant en choeur tous les refrains des classiques du groupe, notamment This is the end et Drink Drank Punk qui clôturera le set de la meilleure façon qu’il soit ! Mention spéciale pour l’accessibilité et la disponibilité des keupons de Pittsburg qui ont laissé libre cours à toutes les envies des fans du public.

Punk is not dead ! Preuve en a été faite ce soir !

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A propos de l'auteur

Image de : Fraîchement débarquée dans la vie active après des études de communication, j'assouvis ma passion pour la musique en jouant les apprenties journalistes et en écumant les salles de concerts parisiennes à la recherche de nouvelles sensations ! Et même si ma guitare commence à prendre la poussière, un jour j'arriverais peut-être moi aussi à faire quelques chose de mes dix doigts.

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