Anna Ternheim – Leaving On A Mayday

par |
Véritable phénomène en Suède, Anna Ternheim sort prochainement en France un troisième album de pop folk satinée.

annaphotoMeilleure Nouvelle Artiste en 2004, avec le disque de platine Somebody Outside, Meilleure Artiste Féminin, Meilleur Auteur et Meilleure Artiste Féminine en 2006 avec Separation Road . Anna Ternheim est loin de passer pour une débutante dans son pays d’origine.
Si sa présence s’est faite discrète en France ces dernières années, elle avait laissé une bonne impression aux festivaliers lors de son passage à la Route du Rock en 2007, pourtant refroidis par un temps maussade.

Désormais installée à New York, Anna a travaillé sur ce nouvel album avec un autre ambassadeur de la pop suédoise en la personne de Björn Yttling (issu du groupe à la musique qui sifflote, Peter, Bjorn and John ). On y trouve des arrangements simples mais travaillés, des morceaux qui reposent essentiellement sur le travail de songwriting et le chant d’ Anna . Elle y déploie le timbre voilé d’une Feist ou d’une Suzanne Vega, mais en suivant un chemin plus folk qui évoque parfois Bat For Lashes . Pas d’excentricités ici, Anna pose sa voix de façon sereine.

What Have I Done débute l’album avec un groove et un air de violoncelle très efficaces, une batterie sourde jouée par Steve Shelley ( Sonic Youth ), qui sonne également sur le second morceau Damaged Ones tel un bourdon qu’on retrouve régulièrement sur l’album. Comme sur Separation Road, le tracklisting coule de source. La Suédoise crée un cocon depuis lequel on se plait à regarder les paysages et les histoires qu’elle nous décrit. Écrits sur la route, les textes de l’album sont intimistes et évoquent souvent le souvenir. D’une époque où les choses étaient plus simples ( No, I Don’t Remember, Summer Rain ), des fantômes du passé d’un homme sur l’une des chansons phares Let It RainEven the happiest families bleed »).

Si Anna Ternheim décrit son précédent album comme « une pierre noire, lourde et vernie », Leaving On A Mayday serait « un petit peu comme une plume blanche sale, mais austère ».
Une légèreté feinte donc, qui devrait accompagner à ravir la fin de l’hiver.

Leaving On A Mayday, sortie le 30 mars 2009, Universal Music .

Partager !

A propos de l'auteur

Image de : Depuis 2004, Julia parcourt les festivals et les salles de concerts en quête de sensations musicales fortes et affiche un net penchant pour la scène indépendante montréalaise, le folk, l'électro et le rock. Malgré une enfance biberonnée à la culture populaire des années 90, sa bibliothèque ITunes n'affiche presque rien entre 1985 et 2000. Repêchée trois fois par le vote du public, Julia anime désormais la rubrique Musique avec Pascal et Laura. "Discordance m'a sauvée". Mon blog / Twitter

Aucun commentaire

Abonnez vous au Flus RSS des commentaires

Réagissez à cet article