Amparo Sánchez

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En mars 2010, Amparo Sánchez remplissait La Flèche d’Or pour présenter son premier album solo, TUSCON-HABANA, à son public parisien. Un autre concert nous avait alors tenus éloignés de sa scène, donc cette fois-ci, pas question de laisser l’occasion s’échapper une seconde fois.

Celle qui fut, de 1996 à 2008, la voix du groupe de rock métissé espagnol Amparanoia, nous a reçus dans sa loge, quelques heures avant son concert à L’Européen, entre deux gobelets de café et quelques plateaux de tapas. Une belle rencontre qui nous ouvre en appétit pour son spectacle du soir.

Comment te sens-tu quelques heures avant de monter sur scène ?

Je suis très contente. Cela fait déjà 2 semaines que nous jouons en Europe, les concerts se passent bien, le public nous donne un bon accueil et le groupe aussi est satisfait. Nous avons vraiment hâte, car il y a ici un public qui peut-être ne connaît pas ce nouveau répertoire et qui va venir nombreux.

Après plus de 10 ans d’aventure avec le groupe Amparanoia, quelle est ton impression au moment de présenter un projet musical personnel sous ton propre nom ?

Je crois que ce projet est beaucoup plus personnel, autobiographique et le fait de chanter mes chansons me procure, sans aucun doute, beaucoup d’émotions. Il continue de m’émouvoir chaque soir sur scène. Ce répertoire est un défi pour moi, tant au niveau de la voix, que de l’expression et de l’interprétation. J’en profite au maximum comme chanteuse et je travaille à reproduire sur scène ce que l’on a fait sur l’album, et même un peu plus, de façon à surpasser le son que l’on a produit.

Tu me disais qu’il y pour toi maintenant a une façon différente de se préparer pour la scène. En quoi réside principalement cette différence d’être la seule chanteuse ?

La différence a commencé au moment de composer une série de chansons que je sentais éloignées de la direction d’Amparanoia car elles touchaient une corde plus personnelle, plus intime et je les ai d’abord enregistrées avec juste une guitare pour accompagner la voix. La mise à nu qu’elles supposent m’a plu et j’ai senti que le moment était venu de refermer une étape de ma vie. L’aventure d’Amparanoia a été très amusante, j’y ai pris beaucoup de plaisir, mais il était temps de continuer à m’approfondir en tant que compositrice et chanteuse, avec un répertoire nouveau, une proposition différente, en communiquant et en transmettant des émotions par la voix.

Tu as beaucoup plus travaillé ta voix pour ce projet personnel ?

Au début, j’ai passé beaucoup de temps à chanter les chansons sans micro, avec seulement une guitare. Comme je composais de nuit et que je ne voulais pas réveiller ma famille qui dormait, j’ai commencé à chanter très bas et très doucement.

Ce moment particulier de l’écriture se ressent lorsque l’on écoute l’album, cette ambiance de nuit, à la fin d’une journée lourde et chaude.

Oui et j’ai beaucoup réfléchi au texte afin de trouver les mots qui définiraient bien mon état d’esprit et ce que je voulais exprimer. Parfois, en voyant les phrases écrites sur le papier, j’en avais presque mal tellement elles me touchaient, elles venaient comme me réveiller. D’une certaine façon, j’ai trouvé dans la douleur des chansons la réponse à ce que j’étais en train de vivre et cela m’a donné la force de continuer à y travailler, car je me suis dit que si elles m’aidaient comme une sorte de thérapie, elles pouvaient être utiles à d’autres qui, en les écoutant, trouveraient aussi cette force. Voilà pourquoi je me suis décidée à faire ce projet en tant que soliste, avant tout grâce à mon répertoire.

Quel a été l’accueil du disque en Espagne ?

Pour l’instant nous n’avons donné que très peu de concerts en Espagne, 7 je crois, et, au début, le public était un peu désarçonné par le changement, mais finalement, après les concerts, les réactions et les saluts ont été très positifs. Beaucoup m’ont dit avoir été émues par les chansons et m’ont félicitée d’avoir eu le courage d’opérer ce changement. Après le choc initial en découvrant mon nouveau style, ils ont réussi à entrer dans le voyage proposé tant par le disque que le live, qui nous fait passer du désert nostalgique à une partie plus positive et chargée d’espoir, la partie caribéenne, latine. À la sortie, les gens ne regrettent rien de ce que je faisais avant, car ce que je propose aujourd’hui est nouveau.

Est-ce que tu penses que tes fans d’avant continuent de te suivre aujourd’hui ?

Il doit y avoir des fans pour lesquels çà n’est pas le cas, qui préfèrent vraiment mon style d’avant et c’est tout à fait respectable. Mais je crois aussi qu’il y a une autre partie de mes fans qui ont vieilli avec moi, qui écoutent une autre musique et qui se retrouvent, à ce moment précis, dans ce disque qui fait du bien à l’âme et qui permet de se sentir plus fort. Je comptais sur le fait qu’il y aurait des gens qui me suivraient et d’autres non, mais je crois aussi qu’il y a un public qui ne venait pas aux concerts d’Amparanoia qui peut venir m’écouter maintenant. Comme le projet est assez récent, il faut attendre de voir.

Dans TUCSON-HABANA, tu mêles différentes sonorités comme le Jazz, le Blues ou le Son et le résultat sonne très différemment de ce que tu avais l’habitude de faire. Quel type de public cherches-tu à toucher avec ce nouveau son ?

Le public que je vois assister à mes concerts est très diversifié : il y a, à la fois des jeunes de 18-20 ans qui ont découvert Amparanoia récemment, et qui sont curieux de découvrir ce que je fais maintenant, mais aussi un public plus âgé qui ne venait peut-être pas avant à cause de la dimension festive du groupe, qui appréciait ma voix, et qui s’identifie davantage avec ce type de musique. En fait, la variété des générations présentes est assez amusante et elle se retrouve, d’ailleurs, à l’intérieur même du groupe : la violoncelliste a 21 ans, le plus âgé, le trompettiste, a 52 ans, j’ai moi-même 40 ans, les autres membres ont la trentaine.

Le désir de chanter seule a-t-il toujours été présent en toi ou bien s’est-il imposé au cours de ta carrière ?

La décision de signer ce disque en tant que Amparo Sánchez, et d’être ainsi beaucoup plus ouverte aux opportunités d’un point de vue créatif, a été la raison principale de mon départ d’Amparanoia. D’une certaine façon, le nom « Amparanoia » était associé à la fête, à la joie, à la java, à la danse, et je ne me voyais pas, dans les années à venir, avec cette même énergie, et l’envie de poursuivre musicalement dans cette voie. J’ai le sentiment d’être arrivée à une étape de ma voix, de sa tessiture, qui a beaucoup évolué par rapport à celle que j’avais à 25 ans et je ressens maintenant le besoin de me mettre en danger et de rechercher ce qui me fera grandir. On n’a qu’une seule vie et je souhaite vieillir en ayant eu un répertoire qui m’ait permis de grandir. Celui d’Amparanoia m’a donné une belle évolution, mais elle était conditionnée au style très marqué du groupe. Avec celui d’Amparo Sánchez, je me sens plus libre, je ne sais pas comment sera le prochain album, encore moins les suivants, mais aujourd’hui je ressens vraiment cette liberté de pouvoir suivre les chemins où mon cœur et les chansons que je compose me mènent.

Tu ressens donc plus de liberté qu’avant ?

Quand j’ai commencé Amparanoia, la liberté était totale : mêler sur un même disque, en 1995, de la salsa, du ska, du reggaeton, de la rumba, ne répondait pas vraiment à la norme de l’époque et je dois dire que c’était assez libérateur. Il faut faire à chaque instant ce que ton cœur te dit, en étant fidèle et sincère avec son public. Je ne pouvais pas sortir cet album sous le nom d’Amparanoia. Je devais marquer un avant et un après dans mon processus de création.

Tu as écrit presque tous les textes de l’album. Comment t’est venue l’inspiration pour TUCSON-HABANA ?

Nous avons enregistré l’album en 2 étapes : à Tucson, aux États-Unis en 2007 et à La Havane, en 2009. Les thèmes de la première partie sont les plus nostalgiques, tournés vers l’introspection, le regard intérieur, alors que la sélection de 2009 est plus positive, avec le récit de voyages, d’expériences qui marquent un dépassement de mon état d’esprit initial. L’équilibre entre les deux étapes est important, car s’il n’y avait que la partie de Tucson, l’album serait alors vraiment triste !

Tu avais besoin de temps entre les deux périodes d’enregistrement ?

En réalité, çà n’a pas été réfléchi. Au moment de l’enregistrement à Tuscon, on ne savait pas que cela aboutirait sur un album. Avec les chansons que j’avais commencé à composer, Joey Burns et John Convertino m’ont invité à venir enregistrer à Tucson avec eux et d’autres musiciens de Calexico pour essayer et voir ce que cela donnerait. Comme le résultat nous a, à tous, beaucoup plu, nous nous sommes dit qu’il ne fallait pas en rester là et que d’autres thèmes devaient venir compléter la première partie de l’album. En 2008, j’ai fait ma tournée d’adieu avec Amparanoia, « le Bye Bye Tour », Calexico avait encore des engagements de son côté, et nos retrouvailles n’ont pas été possibles avant 2009. Il n’y avait donc pas de préméditation dans ce projet, les choses sont arrivées comme çà.

TUCSON-HABANA nous propose un voyage entre différents pays, des États-Unis à Cuba, en passant par le Mexique, et nous fait donc traverser diverses sonorités et émotions. Est-ce qu’il traduit un voyage personnel et intérieur que tu as fait avec ta séparation d’Amparanoia ?

Il y a bien 2 voyages, le voyage vers l’intérieur et aussi celui des paysages des lieux où ont été enregistrées les chansons. Le séjour à Tucson a laissé les sons de la guitare, l’ambiance si particulière du désert et de la proximité avec le Mexique, ce sentiment de se trouver à la frontière entre deux mondes. De même, lors du voyage à La Havane, nous avons volé à la ville un peu de son âme, de sa joie et de sa rumba. Il y a donc le voyage physique, qui renvoie à l’atmosphère du disque, avec bien évidemment la marque du voyage dans les textes, comme pour Turista Accidental ou Apagón en La Habana, qui dévoilent une nudité, mais aussi un dévoilement et une grande sincérité à travers des paroles.

En parlant de Cuba, pourquoi ce choix ? Qu’est-ce qui te plait tellement à propos de cette île ?

Ma relation avec Cuba est assez ancienne déjà, hormis le fait d’avoir joué souvent avec des musiciens cubains et d’avoir visité l’île, nous en parlions souvent avec Calexico et nous avions l’intention d’y aller un jour ensemble. Nous adorons l’album et le film Buena Vista Social Club, et c’était vraiment un rêve commun de pouvoir aller ensemble au studio EGREM. Pour la deuxième rencontre, je me suis dit que c’était le moment de le réaliser et, en plus d’être situé à Cuba, le studio avait tout ce dont nous avions besoin, la salle, le matériel, l’acoustique, l’enregistrement analogique identique à celui de Tucson et nous pouvions obtenir une qualité de son similaire. Nous avons donc commencé à prendre des contacts et l’opportunité s’est présentée.

Il y a justement sur l’album une chanson très importante avec Omara Portuondo. Comment ce duo avec la grande dame du Son a-t-elle été possible ?

Cette chanson est vraiment le cadeau de l’album. En allant à La Havane, je n’imaginais même pas qu’une chose pareille serait possible. J’ai toujours rêvé de pouvoir chanter un jour avec cette grande dame que j’admire beaucoup et j’ai dit aux personnes du studio de La Havane qu’une des chansons de l’album La Parrandita de las Santas pourrait plaire à Omara. Ils lui ont donc proposé la chanson qu’elle a écoutée, elle l’a apprécié et comme elle était justement disponible à cette date et nous avons eu la chance de recevoir sa visite, un vrai cadeau de Cuba au disque.

Vos deux voix se mêlent si bien que l’on a l’impression que le duo avait été prévu dès le début, avant même d’écrire la chanson.

Oui, c’est vrai et pourtant ce n’est même pas une chanson que j’ai composée, elle a été écrite par des compositeurs cubains qui vivent à Barcelone. Quand je l’ai écoutée, j’ai tout de suite voulu en faire ma version et je me suis dit « Et si Omara chantait cette chanson ? ». Mon intuition était la bonne, nous entendre toutes les deux a été un réel plaisir.

Avec cette chanson, on se sent vraiment à Cuba, on ressent la sabrosura de cette île et le thème de la Santería dont il est question dans le texte, est un incontournable quand il s’agit des Cubains.

Justement, je crois qu’Omara, en plus de la musique, a été particulièrement sensible aux paroles de la chanson qui est dédiée à la sainte de la religion Yoruba alors que généralement les chansons s’adressent aux saints. C’était vraiment le morceau parfait pour elle.

Comment s’est passé le travail avec les musiciens de Calexico ? Qu’a apporté cette collaboration à ton projet ?

Travailler avec eux a toujours été un plaisir. Nous nous connaissons depuis 2002 ou 2003, nous avions déjà collaboré à plusieurs reprises, mais, cette fois-ci, nous avions envie de faire un travail, plus large, plus complet et ces chansons ont été une merveilleuse excuse pour se partager les studios d’enregistrement. Calexico a donné une élégance, une sophistication à l’album dont il a respecté le concept original qui n’incluait qu’une guitare et une voix. Ce sont de grands musiciens et des personnes incroyables. À Berlin, nous avons eu la chance de jouer ensemble sur scène. Il y a une émotion spéciale en concert lorsqu’ils sont présents, car nous nous aimons beaucoup et la tendresse, le respect et l’admiration qu’il y a entre nous se dégagent pleinement.

Le premier single de l’album est Corazón de la Realidad. Pourquoi avoir choisi cette chanson pour lancer le disque ? Quel message voulais-tu faire passer à travers elle ?

Choisir une chanson pour présenter l’album a été assez délicat, car il présente une grande variété de styles et de textes. Pour nous, Corazón de la Realidad rassemble, d’une certaine façon, l’esprit de l’album, avec les thèmes de la frontière, de la mélancolie, mais aussi de la positivité et de la force. Le choix n’était vraiment pas facile, tout comme pour la sélection finale du disque qui comporte 14 titres alors que nous en avions composé 20 initialement.

Comment avez-vous fait pour vous décider ?

Le choix a été démocratique et je ne blague pas ! Beaucoup de gens ont travaillé sur ce projet et ils ont procédé à des votes, les équipes éditoriales, les équipes du label PIAS, notre manager, les équipes techniques en Espagne, les chargés de promotion. Chacun a établi sa liste de chansons préférées, et les 14 qui ont obtenu le plus de points ont ainsi été sélectionnées pour l’album. Avoir différents avis nous a aidés et, à la fin, tout le monde était satisfait par le choix.

Dans le livret de l’album, tu parles de TUCSON-HABANA comme d’un « voyage-rêve » et cette expression m’a marquée. Quel souvenir gardes-tu le plus clairement au moment du réveil ? Enfin si tu t’es réveillée depuis !

Oui, oui, je me suis réveillée ! En fait, il y a plusieurs souvenirs. Tout d’abord, je me rappelle le moment d’entrer dans le studio où travaille habituellement Calexico, qui est un endroit très spécial, rempli d’instruments, où les vitres sont absentes et où le temps s’arrête. Nous y avons passé des jours entiers à jouer, je ne compte même plus les heures, et quand nous n’enregistrions pas, nous continuions à jouer. Cela nous semblait vraiment magique et nous ne voulions pas sortir de là. À EGREM, il s’est passé à peu près la même chose, mais à Cuba, comme le studio donnait sur le patio, on entendait la rumba, les gens danser dehors et il y avait plus de distractions. À Tucson, le travail a été très intense et écouter ces thèmes que je gardais en moi comme un secret m’a profondément émue. J’en voyais la tristesse, mais surtout la beauté derrière. Je me souviens aussi d’être allée avec eux dans leur vieille voiture, leur maison à la décoration vintage. C’était comme si nous vivions à une autre époque, aux États unis certes, mais dans un lieu qui possède beaucoup de ressemblances avec le Mexique, pour lequel j’ai beaucoup d’affection, et je m’y suis sentie vraiment bien alors que je ne m’y attendais pas. C’était un vrai rêve, réaliser que je vivais un moment fort et que je sortais de moi quelque chose d’important.

Ton bien-être se ressent en écoutant l’album, et il lui donne une vraie beauté, qui vient non pas seulement de la fête, mais aussi de la tristesse et de la mélancolie. Tu te sens plus forte maintenant ?

Bien sûr. Je me sens fière du travail qui a été accompli et de celui que nous réalisons tous les soirs sur scène. Les chansons continuent de m’émouvoir même si je suis arrivée à un moment où je parviens à contrôler l’émotion, et non l’inverse. Mais il y a quand même des fois où cela m’est plus difficile, car j’ai beau les chanter tous les soirs, à un moment, sans que je m’y attende et que je sache pourquoi, il y en a une qui me touche plus que la veille ou que le jour suivant.

Et aujourd’hui, quelle est celle qui te touche le plus ?

Ça, je ne le saurai qu’une fois montée sur scène ! Ce phénomène est très lié à l’énergie, à l’atmosphère, on ne peut jamais savoir à l’avance. Tout est fait pour que le concert soit réussi, nous travaillons beaucoup en amont, et je ne sais pas quand va venir le moment où, en chantant une phrase, je vais me sentir vraiment en accord avec elle. Chaque jour est différent.

As-tu de nouveaux projets en tête ou bien la tournée t’accapare-t-elle entièrement ?

Je ne sais pas ce que je vais faire par la suite, pour l’instant, je suis concentrée sur la tournée. Depuis janvier, nous faisons beaucoup de promotion, de showcase, de voyages et le rythme commence seulement à diminuer depuis le mois mai. Nous avons encore des dates de concerts, mais aussi plus de temps pour rester à la maison, en famille. Je n’ai d’autre projet en ce moment que celui de jouer avec le groupe et de partager tout ce que nous avons vécu avec mes proches. Si tout va bien, nous allons continuer à présenter l’album dans d’autres pays et je garde donc la tête dans TUCSON-HABANA !

Quel est le pays qui t’attire le plus dans ceux que vous allez découvrir pendant la tournée ?

Nous allons bientôt aller jouer en Hongrie et j’ai vraiment hâte de voir ce qu’il va se passer là-bas. J’apprécie aussi de revenir dans les lieux que je connais, comme par exemple ici à Paris et pouvoir rendre visite à mes amis, ou à Londres et Berlin, pour prendre conscience de tout le public qui nous suit.

Si je devais te souhaiter quelque chose pour ce soir et la suite de ton aventure, qu’est-ce que ce serait ?

Fuerza ! La force et la santé pour pouvoir être bien chaque jour et transmettre chaque soir, sur scène, à travers les chansons, la raison pour laquelle nous travaillons et voyageons, afin que le public sorte satisfait et avec l’envie de revenir nous écouter en vivo ou sur l’album.

Crédits photo : Marco Redondo

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A propos de l'auteur

Image de : Après avoir mastérisé dans la section Médias du CELSA, c'est exilée temporairement, pour des raisons romanesques (mais pour encore quelques mois) dans la Patagonie argentine, que je comble les lacunes de ma piètre éducation politique en me plongeant dans l’œuvre des grands penseurs latino-américains, tels que José Marti et le Che Guevara, et que j'affine mon esprit critique au contact d'une société reléguée au dernier plan de notre fameux ordre mondial. Passionnée de culture latine et de radio, je combine les deux en présentant sur une fréquence communautaire locale une émission de débat et de musique dédiée à l'Amérique du Sud. Même de si loin, je garde les yeux sur ce qui s'écoute en France et, grâce à Discordance, je peux contribuer modestement à montrer que la musique en espagnol vaut mieux que son image de machine à produire des tubes de l'été.

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