Amanda Palmer – Who killed Amanda Palmer

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Attendu de pied ferme par tous les adeptes des Dresden Dolls et de Ben Folds, ce qui mis ensemble commence à faire beaucoup de monde, le premier album d’Amanda Palmer est enfin disponible après de très longs mois d’attente.

whokilledInitialement prévu pour regrouper quelques unes des chansons n’ayant pas trouvé leur place dans le répertoire des Dolls, ce premier effort en solo devait être quelque chose de minimaliste, qu’ Amanda avait prévu d’enregistrer toute seule, chez elle, dans son appartement de Boston. C’était sans compter la déclaration d’amour de Mister Ben Folds, (LA référence ultime en matière de pop rock / piano) faite aux Dolls et la proposition de ce dernier d’aider Amanda en lui prêtant son studio de Nashville et de produire son album.

Deux ans de travail, quelques nouveaux titres spécialement composés pour l’occasion ( Guitar Hero, Leeds United ) ainsi qu’une flopée de collaborations plus tard pour qu’enfin Who killed Amanda Palmer puisse voir le jour. On ne s’attardera pas outre mesure sur le titre de l’album et son clin d’oeil plus qu’évident, on en aurait plus voulu à Amanda de s’appeler ainsi et de ne pas l’avoir fait. Exit donc le minimalisme des débuts, pour laisser place à une oeuvre protéiforme fascinante et diablement réjouissante. Outre les 12 chansons de l’album, 8 vidéos se faisant suite ont été réalisées par Michael Pope, le réalisateur attitré des Dolls, et un recueil de photos illustré par Neil Gaiman, un auteur de comics anglais ( Sandman ), vient d’être publié.

On retrouve au sein de ce projet solo, la même propension qu’au sein des Dolls à créer des univers cohérents, à mélanger les modes d’expressions, à fusionner les styles, les talents, à sortir des cadres traditionnels dans un foisonnement créatif permanent. Un savant mix entre distanciation brechtienne et situationnisme. La célèbre maxime « Vivre sans temps mort » présente en français dans le texte, dans les premières images des vidéos de Michael Pope est à ce titre hautement symbolique de certaines des conceptions de Mademoiselle Palmer .

S’amuser à relever une à une chacune les différences et les similitudes entre les Dresden Dolls et Amanda Palmer serait un exercice plutôt vain, tant la complémentarité entre l’un et l’autre est évidente. D’ailleurs l’un n’existerait pas sans l’autre. Que ce soit en groupe ou en solo, Amanda Palmer est une songwriter de génie qui n’a pas son pareil pour vous retourner l’esprit. Elle a ce talent rare de vous emmener exactement là ou elle le désire, vous faisant passer d’une émotion à une autre en moins de 4 minutes. De la résignation ( Ampersand ), à l’impuissance furieuse ( Astronaut ) en passant par les fulgurances lumineuses de chansons comme Oasis ou Leeds United . De jolies pépites qui servent d’écrin au doublé Strength through Music / Guitar Hero, véritable climax de l’album. A écouter absolument en visionnant les clips, l’image étant ici indissociable de la musique.

Une belle réussite du début à la fin et une étape de plus dans le parcours sans faute d’une artiste à qui il reste encore beaucoup de grandes choses à accomplir.

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Image de : Fondateur de Discordance.

2 commentaires

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  1. 1
    le Mardi 23 septembre 2008
    Dahlia a écrit :

    Ah la bonne grosse référence à David Lynch :D

  2. 2
    le Dimanche 28 septembre 2008
    Alex a écrit :

    Elle est très bien cette Amanda Palmer.
    Heureusement, on a eu droit à « No Virginia » pour nous faire patienter avant cet album solo !

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