Aline au Klub

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On la soupçonne à demi mot d'avoir soudoyé Architects afin qu'ils annulent leur date parisienne, que nous nous fassions rembourser nos billets et qu'enfin nous changions nos plans pour venir l'applaudir au Klub où elle joue dans quelques minutes. Mais comment lui résister ? Ce soir, c'est Aline qui dirige notre nuit...

Image de Aline Nous descendons dans la cave de la petite salle de concert qui a changé de look depuis notre dernière venue mais malgré son léger côté  « club SM », on s’y sent décidément comme à la maison. C’est alors que le petit bout de femme qui a réussi à séduire notre agenda fait son apparition : un énorme thé Starbucks à la main, à la recherche de têtes familières et surtout qui se situe sur l’échelle du stress (allant de 0 à 20) à… 38 !

D’habitude seule avec sa guitare et ses ballades, ce soir elle s’offre le luxe d’embarquer deux copines à elles : Angie à la gratte et Aude pour les chœurs. La petite bande se lance dans la gueule du loup avec Meat Me, titre clipé quelques jours auparavant. Même ambiance et même émotion sur Youtube qu’IRL (in the real life) : on a qu’une seule envie, se faire tout petit et savourer. Les chansons s’enchainent et on se laisse emporter par la douceur de sa voix, ses doigts timides qui filent sur les accords et tout ses mots qui nous renvoient à nos propres amours noyés.

Tout n’est pas très au point, il y a quelques « canards » mais c’est agréable de voir le public soutenir sa petite protégée qui ne se laisse pas démonter par les quelques perturbateurs masculins. Ce ne sont pas deux ou trois soiffards qui pourraient déconcentrer notre Juliette Lewis à la française. Allant de la folk à des morceaux un peu plus rythmés, le répertoire d’Aline est décidément efficace. Et non : ce n’est pas parce qu’on est une fille tatouée qu’on est bête à manger du foin et sans talent !

Mais, très vite, il est temps de faire place à la suite de la programmation. On râle, on en veut une dernière, on menace gentiment, on tente le chantage mais il n’en sera rien.

Pendant le changement de scène, Aline bondit sur tout le monde et vice et versa : félicitations, congratulations et autres bravos ne lui font cependant pas tourner la tête, çà c’est l’after qui s’en chargera ! On fini le concert, sur les trottoirs de Châtelet en refaisant le monde.

Maintenant, plus qu’une seule chose à faire : être patient, pour qu’elle revienne…

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A propos de l'auteur

Image de : Co-responsable de la rubrique Musique sur Discordance.fr. Et même qu'une fois, je me suis faite accréditée sur un concert de Justin Bieber !

1 commentaire

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  1. 1
    le Mercredi 24 mars 2010
    Thierry a écrit :

    Cet article nous fait un peu plus crouler sous le poids du remord de n’avoir pu assister au concert… snif et re-snif.
    Mais, rien qu’à lire ces ligne, c’est tellement Aline.
    Merci Laura que nous faire (au moins) partager cet enthousiasme communicatif !

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