Alice

par Antoine|
Alice est une jeune styliste, elle travaille dur, a soif de succès et d’amour, mais ce soir, en rentrant chez elle, elle est aussi déprimée qu’enivrée. Bien qu’entourée de ses mannequin de travail et de sa fidèle coupe de champagne, Alice est perdue dans ses idées, perdue dans ses sentiments, elle est seule… ou presque.

mailing-alice-2Sa conscience l’accompagne, la travaille, la pousse à la réflexion. Pourquoi Bertrand, son grand amour, se comporte t-il ainsi avec elle ? Pourquoi ne lui écrit-il plus de poèmes ? Pourquoi se cache t-il derrière son journal lorsqu’elle lui parle et joue t-il au bowling, semblant fuir leur vie de couple ? Autant de questions existentielles que se pose Alice dans un monologue à deux comédiens plutôt réussi et sympathique.

Lorsqu’Alice cogite, sa conscience ironise, lorsqu’elle doute, sa conscience la secoue. Emportée par l’alcool et la solitude, elle se lâche, se laisse aller à la déprime, à la folie parfois, mais toujours avec humour.

Posée et poète, la conscience d’Alice l’accompagne paisiblement avec des airs de piano choisis avec choix, et qui collent avec les émotions et l’état moral de la styliste déprimée. Tantôt mélancolique, tantôt disjonctée, la musique accompagne la vie qui défile dans la tête d’Alice. Sept ans de vie commune avec Bertrand sans habiter ensemble, ou comment prendre conscience que l’on a un simple rôle de plante verte. Depuis sa rencontre avec Bertrand dans un bar, tout se passait pourtant si bien, chabadabada dit le piano.

Un piano mélodique et agréable, une histoire plausible et plus vraie que nature, les ingrédients sont réunis pour former une pièce à voir. Seules sont à regretter quelques rares petites incohérences de jeu sur scène, qui ne se remarqueraient probablement pas si les comédiens se laissaient aller au jeu au lieu de suivre un texte à la lettre au risque de se reprendre. Il est normal de pouvoir trébucher sur un mot, mais cela ne devrait pas se remarquer dans la bouche de celle qui a déjà bu quelques coupes de champagne de trop.

Comme le dit si justement sa conscience, Alice est moitié amoureuse, moitié pas. La pièce, jouée pour la première fois au festival Lez Arts en Scène du Bourget vaut franchement le détour. La compagnie jouera aussi prochainement Le Duel (théâtre de l’absurde). plus d’infos sur leur site.

En savoir +

Compagnie La Gargouille : http://cielagargouille.free.fr

Avec Cathy Martin, Djahîz Gil (Piano) ;

Mise en scène: Mélanie Allart ;

Texte: Sylvain Moreau

Lumières: Cyril Bianne

Théâtre de l’Espace Château-Landon

31, rue du Château Landon

Paris 10ème – M° Stalingrad/Château-Landon

Infos & Résas: 01 46 07 85 77

Alice : les 15,16,17 et 22, 23, 24 mars.

Le Duel : Les 29, 30, 31 mars.

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4 commentaires

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  1. 1
    le Mercredi 28 mars 2007
    kyra a écrit :

    ça donne envie .. merci Antoine. L’analyse est fine. Et on arrive même à percervoir la mélodie entre les lignes. Dommage que je ne puisse pas monter sur Paris en mars. Bye.

  2. 2
    le Vendredi 30 mars 2007
    Jerome a écrit :

    Un petit mot pour dire que la prochaine sera le jeudi 5 AVRIL à 20h dans le cadre du festival Théâtre à Charonne — cf notre site !

    Kyra, on est toujours partant pour aller jouer ailleurs !

  3. 3
    le Dimanche 1 avril 2007
    kyra a écrit :

    J’imagine Jérome, ce serait chouette de venir vous voir en province. Antoine nous met l’eau à la bouche à chaque fois. Bonne continuation à toute la troupe.

  4. 4
    le Jeudi 8 novembre 2007
    Jerome a écrit :

    Coucou à tous

    Un autre petit mot pour vous dire que nous jouons de nouveau ALICE,

    du 15 Novembre au 16 Décembre les Jeudi, Vendredi, Samedi, Dimanche,

    au théâtre AIRE FALGUIERE dans le 15ème!

    A bientôt

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