Alberta Cross – Songs of patience : déjà un classique.

par |
Aujourd’hui basé à New-York, Alberta Cross est encore peu connu en France. Le public francilien a pourtant pu les découvrir à Rock en Seine cet été. Un début d’exposition suffisant pour nous intéresser au groupe à l’occasion de la sortie de son album Song Of Patience à la rentrée.

Avec le pire son que Rock en Seine ait jamais pondu en dix ans pour sa belle scène de la Cascade, on n’avait pas immédiatement pris la mesure des Alberta Cross. Une petite vidéo aidant, le virus avait tranquillement fait son chemin, semaine après semaine : il fallait en savoir — et surtout en écouter — davantage.

Chose faite avec leur album Songs Of Patience sorti le mois dernier, qui porte bien son nom. Ainsi le line up, presque complètement remanié depuis le premier album, laisse la part belle au duo Stakee (le chanteur suédois) / Wolfers (le bassiste londonien) tandis que le disque, avant d’être finalisé, est passé par les mains de cinq producteurs différents et que le groupe n’a cessé, surtout, de voyager en Europe ou aux États-Unis, leur nouvelle terre d’accueil.

De cet accouchement, dans la douleur donc, aurait pu naître un monstre incohérent et torturé. Bien au contraire, c’est un album parfaitement homogène qui se découvre, hyper facile à écouter, du type de ceux que l’on remet sur la platine sans y penser, avec plaisir, parce qu’il fait du bien aux oreilles et raconte, en autant de couleurs attachantes, le périple de vie de ses auteurs.

Contrairement à la scène on a un peu de mal, en revanche, à retrouver dans ce disque la justification de nombreuses comparaisons avec U2 ou Kings Of Leon.

Curieusement, alors que l’Indie-Rock matinée de folk d’Alberta Cross ne nous y préparait pas le moins du monde, on y a trouvé davantage à voir avec Neil Young, mais aussi, et de façon surprenante, Oasis (la voix sur I Believe In Everything), Bashung (les accords de guitare d’Ophelia On My Mind), Unkle ou Archive (le dansant Money For The Week-end) ou même Simple Minds (pour la batterie de la très belle Magnolia).

En bref, que du bon pour un album sans doute pas révolutionnaire, mais qui pourrait bien faire figure de valeur sûre (déjà), voire de classique.

Remerciement : Margaux / Pias

Partager !

A propos de l'auteur

Image de : Isatagada a une fâcheuse tendance à en faire trop tout le temps : s’investir pour de nouveaux artistes, photographier, parler, filmer, s’indigner, lire, se faire de nouveaux amis et écrire, écrire, écrire... L'essentiel étant de galoper, pas de manger des fraises. Du coup, elle se couche tard et se lève tôt ; rêve de téléportation et de quelques vies supplémentaires. Et de servir à quelque chose quelque part, en fait. Blog / Flickr

1 commentaire

Abonnez vous au Flus RSS des commentaires
  1. 1
    le Vendredi 19 octobre 2012
    Tlaloc a écrit :

    Superbe album, et quelle énergie en live ! J’étais à Rock en Seine ou j’ai pu apprécier leur prestations qui ma laissé un agréable souvenir ! A faire connaitre autour de sois de toute urgence !

Réagissez à cet article