Alberta Cross à la Maroquinerie

par Clarisse|
They were millions and we were just one... Ce samedi 21 novembre à 20h15, une cinquantaine de personnes sont présentes à la Maroquinerie pour écouter en première partie du concert des Alberta Cross le groupe Dead Confederate originaire de Géorgie.

img_7275-2Même si le son est vraiment trop saturé et que l’on sent l’onde de la basse battre un peu trop fort dans les verres de bière, l’ambiance commence à monter lorsque le groupe interprète son single The Rat, psychédélique à souhait. « Merci d’être venu plus tôt pour nous écouter » intercale discrètement le chanteur Hardy Morris entre deux chansons, et cela valait la peine. Le groupe a une vraie énergie sur scène, impossible de retenir les pieds de battre la mesure, et leurs mélodies créent définitivement leurs effets en s’accrochant à nos oreilles. Même Petter Ericson Stakee, le chanteur des Alberta Cross ne s’y est pas trompé. On a cru apercevoir l’ombre de son chapeau glissant derrière l’un des poteaux de la salle de concert l’espace des 2 dernières chansons de la prestation des Dead Confederate .

Après une petite pause utile à la rénovation des tympans de l’ensemble des spectateurs, c’est l’entrée de Petter sur la scène qui déclenche de premières salves d’applaudissements nourris. Le blondinet affublé de son désormais légendaire couvre-chef prend le temps de régler ses guitares tandis que la Maroquinerie se remplit. Il est 21h30 lorsque retentissent les premiers accords de Song Three Blues, le premier titre de l’album Broken Side of Time .

Le son est parfait et même si Petter n’est pas bavard entre les chansons, lorsque cette voix au timbre si particulier s’élève dans les refrains, le public en redemande. Le groupe fait une reprise de la chanson Lucy Rider issue de leur premier EP The Thief & the Heartbreaker avant que Petter annonce « une chanson sur Chicago ». C’est Old Man Chicago et ses harmonies irrésistibles qu’ Austin le batteur débute à un tempo légèrement plus entraînant que sur l’album. Les projecteurs passent au vert et bleu, et Petter prend un plaisir évident à ce que le public ait les paroles du refrain sur les lèvres « Oh they were millions and we were just one ».

alberta2Sur Leave Us & Forgive Us, les guitares se déchaînent enfin totalement, la voix de Petter atteint des sommets et le public avec. Sam Kearney le guitariste disparaît totalement sous sa cascade de cheveux blonds et l’on ne voit que lui, électrisé et électrisant sur la fin de la chanson, lorsque la mélodie explosive emmène toute la salle dans son élan.

C’est alors que les projecteurs baissent d’intensité pour n’offrir que l’image de Petter, Sam et Terry le bassiste dans un halo de lumière accompagnant la magnifique ballade The Ghost of City Life qui clôture l’album. Dans la salle, les filles sourient en dansant doucement, les garçons serrent leurs copines un peu plus fort.

Le tempo ré-accélère progressivement avec les titres The Thief & The Heartbreaker puis Broken Side of Time qui alterne refrain puissant aux guitares saturées, et couplets-parenthèses de légèreté où la voix de Petter dévoile toutes ses nuances. Il abandonne alors sa guitare pour un tambourin, Alec caché depuis le début derrière ses claviers amène un minuscule piano sur le devant de la scène et l’éclairage enveloppe le groupe. Commence alors la féérie : la chanson Rise from the Shadows . Une voix légère au début, à peine quelques notes de guitare, puis les baguettes d’ Austin emboîtent le rythme. La chanson est une vision, elle emplit la salle. On a envie de fermer les yeux et de s’abandonner. Le groupe fait durer le plaisir, et l’on aimerait que ça ne s’arrête jamais.

Le face à face Petter et Sam se fait intense, et la salle est véritablement exaltée. Alberta Cross assène alors le coup de grâce, avec la chanson ATX . Rythmique hyper-efficace, coups de griffes de la guitare, on est venu à un concert de rock et l’on n’est pas déçu. La salle exulte et quand le groupe file vers les coulisses sans plus de cérémonie à la fin de la chanson, le public ne les laisse pas s’en sortir à si bon compte. Le groupe revient et enchaîne avec une reprise du premier EP Low Man, puis enfin et surtout la chanson City Walls, toute en tension durant les couplets et éclatante pendant les refrains.

Un simple « Merci » de Terry dans son micro avant de rejoindre les coulisses et les lumières se rallument. On ressort du concert le sourire aux lèvres et se surprenant à chantonner. Magique. C’est l’effet Alberta Cross .

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