Airbourne à la Laiterie de Strasbourg

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Oh my fucking god ! S'il est des concerts qui vous laissent avec un sentiment d'exaltation chevillé au corps pour longtemps, le show d'Airbourne à la Laiterie de Strasbourg faisait clairement parti de cette catégorie.

Airbourne est sincère.
Airboune ne triche pas.
Airbourne est rock.

air3Déjà impeccable sur CD, avec un premier album scandaleusement bon mais beaucoup trop court, Airbourne débarque avec son mur de Marshall prêt à en découdre avec la Terre entière. Qu’ils n’aient pas encore le succès qu’ils méritent de par chez eux, du côté de Melbourne, illustre bien le célèbre adage que nul n’est prophète en son pays. Mais cela ne saurait tarder. Car à force de parcourir le Monde à prêcher l’Evangile selon Saint Angus, il serait grand temps que l’Australie se rende compte de son erreur.

Et en attendant, Airbourne arpente pieds au planché la longue route menant jusqu’au sommet du rock’n'roll. De premières parties prestigieuses ( Rolling Stones, Motörhead, Motley Crue, Toten Hosen ) aux scènes découvertes des plus grands festivals (Rock am Ring, Wacken, Hellfest), à chaque prestation le groupe met un point d’honneur à marquer les esprits d’un public pas forcément convaincus d’avance. Et ça marche, car les voilà à se payer une jolie petite tournée en tête d’affiche dans des salles bondées, avec la lourde tâche de ne pas décevoir et de proposer un truc qui tienne la route avec seulement 11 titres à leur répertoire. On va donc éviter de s’appesantir de trop sur l’honnête première partie ( Black Spiders ) dont tout le monde se contrefout, pour rentrer dans le vif du sujet.

Stand Up for Rock’n'roll.

Un rideau Airbourne qui tombe sous les acclamations du public, un frisson qui parcourt la colonne vertébrale, la section rythmique qui monte sur scène en faisant monter la pression et un chanteur/ guitariste qui fait une entrée fracassante. Airbourne est là. Airbourne est prêt à en découdre. Du vin. De la bière. Des amplis signatures qui crachent leurs décibels. Et le public qui se lève comme un seul homme.

Too Much, too Young, too fast

Alors bien sûr qu’ils en font des tonnes. Tout l’attirail du rock’n'roll roll circus est là. Les poings se dressent, les bras se lèvent. Sur scène le quatuor Australien ne tient jamais en place. Si pour le coup, il n’y a pas de structures métalliques à escalader, Joel (chant) n’aura de cesse d’haranguer le public à coups de riffs ravageurs et de grimaces improbables. Passé maitre dans l’ouverture de canettes de bières fracassées contre la tempe, il n’hésitera pas à disparaître guitare à la main dans un public déchainé pour un tour de salle effréné.

Diamond in the rough.

La leçon de rock est magistrale. Presque diabolique. Airbourne est un diamant à l’état encore brut. Bien sûr la comparaison avec qui vous savez est flagrante et évidente, en particulier sur le solo de Joel à la fin d’ Heartbreeker avant d’enchaîner sur Too much, too Young . Pour un peu on se serait cru transporté à Castle Donington 17 ans auparavant. Mais qu’importe, Airbourne vient de confirmer de façon magistrale tous les espoirs placés en eux. Le concert était certes plutôt court, mais comment proposer plus avec si peu de titres ? Peut être qu’en refaisant le coup de la reprise de Whole Lotta Rosie comme ce fût le cas à l’Astoria de Londres quelques jours plus tôt, le show aurait pu basculer d’épique à légendaire.

Pour Airbourne les choses sont dorénavant devenues très simples et deux chemins s’offrent à eux : l’implosion en plein vol à la Darkness ou l’avènement de l’une des futures légendes du rock.

Setlist : Stand up / Hellfire / Fat City / Diamond in the rough / What’ Eatin’ You / Girls in Black / Cheap Wine & Cheaper Women / Heartbreaker / Too Much, Too Young, Too Fast / Runnin’ Wild / Blackjack

Crédits photo : MyRuiner

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Site officel: http://www.airbournerock.com/
Myspace: http://www.myspace.com/airbourne
Fan club français: http://www.airbourne-france.fr/

A lire sur Discordance: [Chronique de Runnin' Wild->687]

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Image de : Fondateur de Discordance.

6 commentaires

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  1. 1
    VIOLHAINE
    le Jeudi 18 décembre 2008
    VIOLHAINE a écrit :

    Very AC/DC, non ?

  2. 2
    Pascal
    le Jeudi 18 décembre 2008
    Pascal a écrit :

    Comme ils le disent dans une interview en parlant de leur deuxième album en préparation:

    « We’re pretty much gonna copy AC/DC again. »
    http://www.metalhammer.co.uk/mhtv/?movieID=884&key=2

  3. 3
    VIOLHAINE
    le Jeudi 18 décembre 2008
    VIOLHAINE a écrit :

    Haha excellent !!

  4. 4
    le Samedi 20 décembre 2008
    Max a écrit :

    Je suis revenu régulièrement sur ce site après l’excellente review du concert d’Iron Maiden à Bercy (http://www.discordance.fr/Somewhere-Back-in-Paris.html?decoupe_recherche=iron%20maiden ) et là je me dois de vous adresser un grand merci pour m’avoir fait découvrir ce groupe absolument énorme.

    Pure rock’n roll !

  5. 5
    le Samedi 20 décembre 2008
    Pascal a écrit :

    Merci Max :)
    You make my day…

  6. 6
    le Dimanche 21 décembre 2008
    Beb* a écrit :

    La même que Max ! Collegue de concert de Maiden a Bercy, qui m’a fait découvrir Airbourne, donc grace à vous :)

    Album écouté la premiere fois une semaine, et la majorité des riffs de gratte déja en tête ^^

    *retourne réviser le solo de Cheap Wine*

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