Absynthe Minded au Nouveau Casino

par |
Les 5 Flamands d’Absynthe Minded ont investi le Nouveau Casino en ce début avril pour accoucher dans la douleur d’un set inégal allant de l’euphorie au bordel musical, en passant par le soporifique.

Image de Absynthe Minded au Nouveau Casino Et ce n’est pas Gaspard Royant en première partie qui allait changer la donne en nous gratifiant d’un set efficace, mais anecdotique. Il a visiblement rejoint la famille des éternels folkeux chevelus qui chantent l’amour et le spleen en anglais… Un duo avec Marie Flore, qui nous a fait son plus beau numéro de chaton oublié sur le bord de l’autoroute, et puis s’en va…

Pour laisser la place au show des Absynthe Minded

Formés en 2001, Absynthe Minded n’est pas né du dernier jet du Manneken-Pis. Déjà plusieurs albums à son actif, ainsi que moult prix dans leur pays d’origine (meilleure chanson belge pour My heroin part one) Et un contrat brand new chez AZ, la succursale du géant Universal Music. D’où, en prime, dans la salle ce soir-là un Pascal Nègre tout de vichy vêtu…

Bref, nous voilà face à un groupe expérimenté… Et en effet dès les premières minutes, la cohésion de groupe est évidente. Les instrumentalisations sont compactes, tout le monde fait son job, et même si le batteur n’a pas dû aller à l’école de la subtilité, notons tout de même quelques bons solos de sa part.

Les chœurs sont extrêmement bien maîtrisés (People of pavement ou Envoi), le mélange jazz et rock est très efficace sur certains des titres (I am fan) et le groupe à parfois des allures de la bande des Aristochats avec tout ce que cela implique de sympathique et de groovy. La setlist comporte également d’excellents titres pop d’une redoutable efficacité comme Mercury, Heaven knows, Week end in Bombay ou encore Papillon.

Mais il y a la partie immergée de l’iceberg avec son lot de ratages aussi grands que le Texas… Le chanteur, et song-writer du groupe, est charismatique comme un paquet de Granola à moitié ouvert. À sa décharge, l’ambiance de la salle était proche du néant, mais il n’y a eu aucune implication de la part de ce jeune homme ! Pas une subtilité dans son interprétation, bien que son acolyte violoncelliste a tout tenté à ses côtés (merci à lui !).

Au niveau voix, ce fut parfois limite et ne parlons pas de l’horrible interprétation de Plane song qui ressemblait à un sous Linkin Park ou de ces ballades pop des plus insipides, sonnant comme du Red Hot sous Prozac. Et ces fins interminables à coups de larsens de pétomanes électriques ? Je dis non !

Un ultime rappel (Stuk in reverse) pour enfin sentir un semblant de réveil de la part des musiciens et de la salle. Si Absynthe Minded se définit comme un melting pot, rappelons que parfois les mélanges peuvent donner la gueule de bois…

Crédits photo : Nadège Abadie

Partager !

A propos de l'auteur

Image de : Discordance girl et jeune intermittente du spectacle, je suis rock, et je suis roll ! Keith, Jim, et Courtney se sont penchés sur mon berceau, et je les ai dans la peau… Mais point de snobisme de ma part, une mélodie pop bien sentie trouve, aussi, grâce à mes oreilles. Let’s Rock !

2 commentaires

Abonnez vous au Flus RSS des commentaires
  1. 1
    le Lundi 11 octobre 2010
    June bidochon a écrit :

    Bande de rigolos. Le jour où les pseudos critiques du Net feront un peu de musique et auront un peu de culture, on aura peut-être enfin des papiers dignes d’intérêt plutôt que des copies pissées de travers. En plus, ça vous éviterait de passer pour des cons. Ne pas entendre le grand talent de musicos de ces garçons-là est pire qu’une faute de goût : un aveu d’incompétence.

  2. 2
    Charly
    le Lundi 11 octobre 2010
    charly a écrit :

    Cher(e) June,

    En effet loin de moi l’idée de me considérer comme une critique musicale professionnelle…
    Discordance est un site d’échanges où chacun peut exprimer ces idées et ses ressentis concernant la musique et la culture en général.
    Je respecte le fait que tu ne sois pas d’accord avec moi sur ce concert.
    Cependant merci de respecter le temps que j’ai pu passer à écrire cette critique et de ne pas traiter la rédaction de « cons »…
    Et j’ajoute que en aucun cas je n’ai mis en doute le talent de ce groupe, je ne fais qu’exprimer mon avis concernant le concert que j’ai vu (Y étais tu d’ailleurs?).
    Merci…

Réagissez à cet article