30 Seconds to Mars à Lille

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This is War. Effectivement. Cela risque de tourner au vilain conflit entre eux et moi. Franchement emballé par le dernier skeud de 30 Seconds To Mars, c'est le fusil rangé, mais le reflex armé que je pénètre dans le carré régie.

j-3f4f3Organisation à l’américaine, aucun photographe autorisé devant les crashs barrières. Soit. Jared a toujours eu des exigences farfelues.
Les trois premiers morceaux sont lâchés. Les compositions récentes côtoient déjà les classiques ( Attack ). Cela tourne bougrement bien, l’envie d’en découdre est saisissante. Tout s’enchaîne avec brio. Une voix en place qui sait faire des merveilles (et quelques pains, soyons justes). Puis le drame, Jared Le Beau prend la parole et la pose. Fichtre, nous allons enclencher le mode snipper.

À la faveur d’une réelle proximité avec son public, Dieu le père prend en otage une grande partie de la salle, venue tout connement écouter de la musique. Incompréhension, agacement : parfois dix interminables minutes entre deux titres.

The crazier you go, the crazier we go . Pour nous rendre fous, il sait y faire. Mais il ne faudrait pas nous faire tourner bourrique. Jared prend des photos, Jared reprend Police pour la déconne, Jared fait des vidéos pour YouTube, Jared dit merde en Français, Jared fait le pitre avec un sous tif, etc. Mais Jared, le chanteur, il est où ?

Heureusement, quand le performer reprend le pas sur l’acteur, l’Aéronef sort de son silence gêné. L’ambiance en salle ressemble alors enfin à un concert. Saluons la retenue des jeunes filles qui se conduisent tout de même bien plus intelligemment qu’un convoi de fans de Tokio Hotel à la fête de la bière. Il y avait de quoi prendre peur. La veille des fans dormaient déjà devant les portes. Là, on sent « juste » de la dévotion, de l’amour et des hormones en fleur : mais tout ceci reste maîtrisé. Nos oreilles vous remercient.

Ah oui, Jared, on l’aurait presque oublié. Et bien, il fait le VRP maintenant. Il annonce que le public peut retirer des places gratuites à l’entrée pour le concert de Bercy. Vous avez du mal à remplir une salle ? Filez donc des entrées gratuites !

Dernière petite bastos : la set list. Lille n’aura droit qu’à la version courte. La complète trois fromages n’étant manifestement réservée qu’aux plus grosses salles. Bof. Point de Stranger In A Strange Land (le morceau le plus brillant de This Is War ) donc. Peut être est-ce mieux ainsi, car la production mammouth des albums peine parfois à trouver un écho favorable sur les planches.
Colère, je suis colère !

Crédits photo : Noesis

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A propos de l'auteur

Image de : Autant commencer par la fin. Noesis nous a quitté en ce 12 février 2076. Il aura vécu de doux rêves de reconnaissances de son talent d’écriture dans des publications diverses telles que Rock Mag, Dedicate ou Franco Fans. Sous le marbre se décompose une fine plume qui aura aimé manier bons mots et verbes forts. Pas appréciée à sa juste valeur, elle avait finie par perdre son blanc immaculé. Tristesse, emplois fictifs, mal être, difficile de se reconnaître dans une vie qu’on souhaiterait plus romanesque. Noesis, un extravagant souffle fantasque sur Discordance ! Un lien: http://megalomania.myrealboard.com/

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