24 mesures

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A travers un film choral noir et prometteur, l’acteur-réalisateur Jalil Lespert décrit la vie et les errances de plusieurs personnages traumatisés.

Quoi de pire qu’un névrosé ? Deux névrosés peut-être?

Cette déformation d’une vilaine blague servie par les fournisseurs d’humour bas de gamme résume à merveille la démarche de Jalil Lespert . Dans son premier film, 24 mesures, l’acteur passé réalisateur, retrace l’histoire et les errances de quatre personnages, marqués par les cicatrices du passé.

Ce bloc de névrose est servi à merveille par un jeu d’acteur sincère et des images soignées. Le rythme du récit est particulièrement bien géré et aidé par une sobriété sans faille, qui rend cette histoire d’autant plus authentique.

Mais attention, pas de méprise, toute cette noirceur n’est pas gratuite. Jalil Lespert ne se contente pas de décrire un problème, il propose également une solution. Car contrairement aux idées reçues, deux traumatisés ne sont pas forcément pires qu’un seul. De la même manière qu’en mathématique, deux signes négatifs s’annulent, la rencontre de deux êtres en perdition peut permettre à chacun de canaliser sa haine et ses frustrations. Laissant au passé tous ces mauvais souvenirs pour aller finalement de l’avant.

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A propos de l'auteur

Image de : Yves Tradoff s'intéresse à beaucoup de choses : http://yvestradoff.over-blog.com (work in progress)

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