21 juin – Fête de la Musique

par , Kyra, , Antoine, , , |
Devenue une quasi institution depuis sa création en 1982, la fête de la musique est aussi multiple que l'impressionant nombre de concerts en tous genres donnés aux quatre coins de l'Hexagone. Retour sur cette édition 2007 à travers le regard de quelques uns de nos chroniqueurs

Cherbourg, il pleut, il mouille… (par Emma)

cherbourg_foule_thumbCherbourg, les parapluies, ça vous dit quelque chose ? Comment faire plus cliché que cette fête de la musique détrempée ? J’étais persuadée que tout serait annulé. C’était sans compter sur le fait que les Cherbourgeois ne sont pas du genre à se laisser impressionner par quelques gouttes, même quand ça se tranforme en déluge…

Une bonne affluence, donc, à peu près similaire à celle de l’année dernière, qui s’était pourtant déroulée sous le soleil.

Eclectisme est le mot qui définit le mieux cette édition, avec par exemple la fanfare de percussion ensoleillée Pomélé, une vingtaine de percussionnistes menés au sifflet par un chef d’orchestre plein d’énergie. Communicatif ! D’autres groupes de percussions se retrouvent au fil des rues, mais plutôt d’influence africaine cette fois, comme avec le groupe Kifékoi .

Sur la place du marché, le groupe pop-rock Socks or Spoons enchaîne les compositions, ses deux chanteuses en rouge et noir tâchant tant bien que mal de réchauffer l’atmosphère humide.

Cherbourg est fréquentée par de nombreux Bretons, d’origine ou de coeur, et l’on a pu tout naturellement retrouver au détour d’une avenue le groupe Chouchenmoiça, groupe de  » musique celtique festive et traditionnelle « , devenu un habitué des rues Cherbourgeoises pour la fête de la musique.

Bien entendu, il y avait aussi les éternels groupes-de-rock-au-fond-des-cafés, celui-ci ne déroge pas à la règle, mais il a le mérite de faire bouger les foules : Les Filles N’aiment Pas . Peuh même pas vrai !

Enfin, nichée à l’entrée de l’Eglise St Clément, dans un décor surprenant mais idéal, Florence Gonnet et ses musiciens, pianiste, bassiste et batteur, ainsi que quelques chanteurs qu’elle a invités spécialement pour l’occasion ( Véronique Le Postier, Eric Genevois et Christophe Gires ), a donné un tour de chant coloré et apprécié, tour à tour en chanson française, brésilienne, jazz broadway ou encore chansons espagnoles.

Une édition chaleureuse (et mouillée) qui démontrera, si besoin est, que quand un Normand a décidé de faire la fête, rien ne l’arrête !

Limoges (par Violhaine)

Date : 21.06.07

Lieu : Limoges.

Temps : idéal .

Amis : au rendez-vous.

Esprit : un peu ailleurs, mais on fera avec.

20h: Début officiel de MA fête de la musique 2007.

fete_de_la_musique1Sur la jolie place St Pierre, deux cercles d’élèves s’ouvrent face à nous : un, de djembés, l’autre, de batteurs. Le set est original, les amateurs sont doués : doit-on rappeler que les percussions ne sont agréables QUE lorsqu’elles sont bien jouées ?

21h.

A la recherche de la nouvelle star, on parcourt les styles qui s’étalent sur la ville sans aucun scrupule : musette ?

Screamo ? Chanson ? Punk féminin ?

Sans aucune préoccupation pour les oreilles de leurs spectateurs, non plus : puisque fête de la musique = son pourri, vive les boules quiès !

21h27.

rue du Consulat. Jean-Manu (http://www.myspace.com/jeanmanu), synthé et kazoo, « imite un peu Vincent Delerm « , mais « c’est pas sa faute ». Ses textes sont plein d’humour. Tordant.

21h46.

5 mètres plus loin, quelques ados lookés goth se font désirer, entourés par une horde de fans tout aussi lookés et tout aussi ados (à côté d’eux, on a l’air d’avoir 60 ans). Cheveux longs, treillis, bracelets de force, c’est dark. Tordant. Pardon, non. Touchant .

22h.

Ils commencent (enfin) à jouer, leur chanteuse fantomatique éthérée au micro. Pas mal, mais pas très original. On passe son chemin.

La ville est comme on aimerait qu’elle soit plus souvent : chaude, accueillante, animée. Mouvementée.
Perdre ses amis, en retrouver d’autres.
Tout est tellement difficile dans ces conditions (réseau saturé, rues impraticables, vacarme assourdissant), qu’on se croirait plongé dans un pur concentré de vie, plus stimulant qu’épuisant, en fin de compte.

23h.

Scène extérieure du Conseil Régional Limousin. Bookmaker, (http://www.myspace.com/bookmaker87) avec au micro une sexy-ex-choriste des Éjectés . Ca roule des hanches, et le public est scotché.

23h20. Scène intérieure du Conseil Régional.

limoges_loSalle de conférence. Très chic. Accueil avec badges, programmes et sourires à zéro yen. On arrive en retard, fringués comme d’hab, et du coup on fait tache, un peu. Mais eux aussi sont en retard : on croit arriver pour Thomas Ézékiel et la Roulotte Russe, rock tzigane (http://myspace.com/thomasezekielmusique->http://myspace.com/thomasezekielmusique]), mais on tombe sur Bourbon Street, un duo blues ([http://bourbon.street.free.fr/), au set bien exécuté – mais quand, comme moi, on ne comprend cette musique que si elle illustre un film de Tarantino, On s’ennuie vite, et on trace.

23h47.

Re-scène extérieure. Re-tordant : Singlar Blou (http://www.singlar-blou.com/), « rock agricole » corrézien. On ne fait que passer, dommage, ç’a l’air dément.

0h00.

« rue de la soif » (la rue Charles Michels, parsemée de bars de nuits en tous genre). Le passage est bondé, des gens partout, une fanfare de tambours joue devant l’ Amicale des Parachutistes Belges (un bar, comme son nom ne l’indique pas). ¡ Fiesta, sí !

0h16.

Retour à la maison, pour cause de fatigue généralisée. Quelques kilomètres parcourus au milieu d’une foule de plus en plus dense chaque année, et pas une goutte d’alcool : on vient d’accomplir une fête de la musique un peu sage, voire studieuse.

Et, dans un excès de zèle envers les exigences du train de vie de la société moderne, on loupe H-Tray (http://www.myspace.com/htray), LE groupe hardcore de Brive, qui joue à 0h45 sur la (fameuse) scène extérieure du Conseil Régional.

Mais pourquoi tant de haine ?

Lyon fête son métal (par Joaquim)

fly21juinArrivée tardive sur Lyon en ce jeudi soir, il faut faire un choix rapide parmi les (trop) nombreux groupes éparpillés aux quatre coins de la ville. Après une brève analyse de la programmation c’est sur la scène  » métal  » que je jette mon dévolu.

C’est donc vers 21h30 que j’arrive sur les lieux, après être passé devant un certain nombre de formations proposant des reprises de tubes plus ou moins d’actualité. Atmosphère lugubre, quartier en friche, port desafecté, camionettes de prostituées, c’est donc au milieu de ce triste décors qu’a été juchée la scène (estrade?) sur laquelle Lyon doit feter son métal. Ce ne sont pas moins de cinq concerts qui sont annoncés. Mais heure tardive oblige je ne pourrai assister qu’à deux concerts:

Madame Olga: Groupe local de rock electro au jeu scénique et au son plutôt professionel.C’est sur fond quasi permanent de sample que Madame Olga délivrera son rock simple mais efficace. Le public répond plutôt favorablement et ce même s’il ne s’est pas déplacé en masse (décors apocalyptique et accès difficile obligent). Bonne impression. A suivre.

Pepper Noster: Bonsoir Paris ! c’est sur ces mots que ce groupe lyonnais entamme sa prestation dans la capitale des Gaules ! Du moins une fois les nombreux problèmes de son reglés (pas de retour, peu de façade, pas de sample, c’est aussi ça la fête de la musique). Ça tranche pour le moins avec le groupe précédent qui fut absolument irréprochable sur le plan technique. Les nombreux soucis de balances m’empecheront donc d’apprécier les quelques compositions de rock-fusion proposées ainsi que la reprise de Know Your Ennemy de Rage Against The Machine . Bref, à revoir dans un meilleur contexte.

Mulhouse VS Colmar (par Pascal)

Petit doublé Mulhouse / Colmar pour cette édition 2007, histoire de comparer un peu l’atmosphère et les ambiances des deux villes.

Partie 1 – Mulhouse

mulhouse_article 19h30: Fin de d’après-midi ensoleillée. L’affaire était pourtant mal engagée avec une alternance constante d’averses et d’orages non-stop depuis 24h00. Petit passage à la clinique Saint Sauveur, moi qui m’attendait à voir une grosse scène dressée dans le hall et des patients en effervescence pogoter joyeusement, j’en serai pour mes frais….

20h30: Beaucoup de monde présent dans le centre historique, mais pas autant que d’habitude. Pas forcément une mauvaise nouvelle pour l’agoraphobe qui sommeille en moi. Avec quasiment plus de stands de saucisses et de kébabs que de groupes présents, il s’avère moins facile que prévu de trouver un concert qui vaille la peine d’y prêter une oreille. Petit arrêt devant un violoncelliste survolté qui mine de rien se défonce comme si sa vie en dépendait.

22h00: Entre une reprise de Dolly sous Prozac et quelques standards de Téléphone et de Trust joyeusement massacrés, rien de vraiment transcendant. Quelques bonnes idées tout de même dont la scène Noumatrouff (du nom de la célèbre salle de concert mulhousienne) dressée Place de la Réunion qui propose une sélection assez variée de rock (les excellents Lémo qui joueront malheureusement beaucoup trop tôt), de beatbox, d’hip-hop et d’électro. À noter également une sympathique fanfare de percussions qui sillonnera la ville en donnant un petit air de carnaval en plein mois de juin.

Exit donc les groupes de death metal du square Steinbach qui avaient ravis mes jeunes oreilles de lycéens, en 2007 ce sera du folk créationniste avec un chanteur complètement à l’ouest expliquant à un public heureusement assez sceptique, que les théories de l’évolution ne sont qu’hérésies et blasphèmes. Signe des temps peut être…

Dernier petit tour entre chants africains plongés dans l’obscurité et groupes de teenagers contrebalançant leur manque de technique par une énergie qui fait plaisir à voir et entendre. Mais visiblement il ne suffit pas d’être un monstre à Guitar Hero II pour pouvoir se prendre pour Tom Morello . Rajoutez à cela quelques sonos crachant de l’électro assez cheap et pas mal de bars bondés avec pouffes de service se croyant à Ibiza.

Partie 2 – Trajet Mulhouse / Colmar

23h30 – 00h00: Year Zero à fond. Meet your master en boucle.

Partie 3 – Colmar

mulhouse_article1 00h00: Trois bières à la suite pour rattraper le retard. Les rues se vident peu à peu, mais l’affluence est encore assez honorable. Du gros métal qui tâche mais qui envoie bien place Unterlinden, quelques groupes de reprises qui tiennent méchamment la route avec des excellentes covers de Deep Purple, Led Zepelin, Pink Floyd et des Red Hot . Je me laisse rapidement prendre au jeu et suis agréablement surpris par la qualité des différents groupes présents. Ambiance générale sensiblement meilleure qu’à Mulhouse.

00h45: Extinction générale des amplis. Rentrez vous coucher braves gens, la municipalité est là pour veiller qu’il n’y ait pas d’exceptions à la règle. D’ailleurs rien à foutre si les groupes n’ont pas fini leurs sets, ils n’avaient qu’à commencer à jouer avant ces feignasses. Heureusement quelques dissidents continueront à faire danser la foule au son de leurs platines installées devant la FNAC.

01h00: Fin de soirée au Borguidoul, célèbre bar/boîte colmarienne plutôt réputée pour ses consos à 10 euros que l’éclectisme de sa musique. N’empêche que pour le coup, le petit mix assez rock AC/DC, White Stripes, Blur, Noir Désir, Nirvana permettra de finir tranquillement la soirée au son de quelques indémodables.

Nice ou le parcours du combattant (par Kyra)

On pourrait résumer la fête de la musique à Nice comme un semi-parcours du combattant, sauf que le jeu n’en vaut pas vraiment la chandelle et que les combattants ressemblent plutôt à des bêtes qu’on mène à l’abattoir, apathiques et mono-neuronales. Du grand n’importe quoi, limite carnavalesque. Comme tous les ans d’ailleurs, sauf que cette année, avec les travaux du tramway, la circulation est particulièrement pénible et les gens particulièrement cons.

Contraint à avancer mollement dans une marée humaine gluante, touristico-glandouilleuse, à moitié crâmée par le soleil et l’alcool, le regard vide, qui ne peut s’empêcher de s’agglutiner au fur et à mesure, sur des points stratégiques générant ce qui ressemble à de la musique (formant ainsi de véritables thrombi humains l’espace de quelques minutes, embolisant le flux de façon systématique), on ne peut que se résigner voire tenter de se rapprocher de l’épicentre des groupuscules en question pour espérer voir des musiciens en pleine action.

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Tous les clichés étaient bien présents, allant du groupe de reprises niveau karaoké (en général, variétoche française, plus ou moins staracadémisée, ou de la pop anglo-saxonne massacrée) au groupe de métalleux du coin, cheveux longs et headbanging assurés . blurp . Rien de bien transcendant à l’horizon, donc, mes errances dans la rue piétonne niçoise ne récoltant que quelques clichés photographiques médiocres, pour plusieurs litres de sueur et 2-3 ecchymoses dont je me serais passée volontiers.

Et pourtant. Alors que je slalomais péniblement sur le cours Saleya, en me répétant dans mon for intérieur Putain, mais qu’est-ce que je fous là… ?, mon regard fut -comme par miracle- attiré par un objet familier, relativement dénudé je dois dire, mais ce fut à ce moment-là qu’un vrai sourire se dessina sur mes lèvres. Et je m’arrêtai, brutalement, comme hypnotisée, obligeant la masse informe, humanoïde et poisseuse dans laquelle j’étais engluée, à me contourner, l’air hébété ou passablement énervé . qu’importe. Je pris alors quelques longues minutes à regarder cette fameuse affiche du groupe montpelliérain Lunatic Age, qui datait encore du Peau Neuve Tour, mais avec un sticker annonçant leur concert à Cannes le lendemain .

Je n’ai pas honte de le dire, mais ce fut le seul point positif de la soirée : le détail-qui-tue évacuant d’un coup, d’un seul tout le stress de la soirée. Oui, il m’en faut peu dans de telles circonstances. Puis je repartais, le coeur léger, vers la Promenade des Anglais, afin d’embrasser la mer et les étoiles du regard, avec l’étrange satisfaction d’avoir accompli ma mission .

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Bref. Une fête de la musique, qui n’a vraiment rien eu d’exceptionnel, sur le plan culturel, comme chaque année, à Nice. Ça vaut peut-être le coup de sortir entre potes, et encore, même pas sûr. Il faut aimer prendre des bains de foule et se faire marcher dessus aux sens propre et figuré. Je n’ai pas eu le courage de m’enfoncer davantage dans certains pubs enfumés, au détour d’une ruelle sombre, mais je suis sûre que j’aurais pu dénicher de vrais petits groupes sans prétention, faisant de la bonne musique.

Entre nous, j’aurais préféré être à Marseille cette nuit-là, ne serait-ce que pour écouter un groupe que j’adore : X et les autres, et que je vous recommande chaudement, en toute saison, d’ailleurs.

Paris en photo (par Antoine)

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La suite des photos dans la galerie…

Paris rocks (par Hélène)

Image de p1050898_640x480_ A Paris, le jour de la fête de la musique, le plus difficile c’est de faire un choix parmi tous les concerts qui ont lieu. Manifestations diverses et variées, la capitale vit au rythme des sons en tous genres. Alors on organise son petit programme et on essaie tant bien que mal de le suivre.

En ce jeudi 21 juin, le soleil est au rendez-vous pour célébrer l’arrivée de l’été. Ce qui laisse présager une belle soirée. Dans les coins de Bastille vers 19 heures, c’est logiquement vers la scène dressée sur la célèbre place que je décide de me diriger. Les festivités viennent juste de commencer dans le quartier, mais déjà la programmation attire les foules.

On commence en douceur avec un duo de charme, Charles et Simon . Comme à l’accoutumée, ce sont les petits nouveaux qui ouvrent le bal. Originaires du Nord, près de Lille, les deux frères nous offrent un set fait de jolies ballades pop aux mélodies accrocheuses. Musiciens de talent, ils parviennent à retenir toute l’attention du public qui semble sous le charme, et ce malgré un son pas toujours à leur avantage. Enthousiasmés par l’énergie et la sensibilité du duo, les spectateurs exigent un rappel. Leur voeu sera exaucé. On connaissait déjà Simon and Garfunkel, on souhaite à Charles et Simon un avenir tout aussi brillant.

Le temps de préparer la scène et le deuxième groupe, qui répond au doux nom de Hey Hey My My, fait son entrée. Plébiscité par la critique, la formation bénéficie d’une notoriété grandissante. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ça se voit. En effet, le public est en terrain connu et il répond immédiatement à l’appel des compositions folk et intimistes du duo bordelais. Les paroles des deux titres phares de l’album, Too much space et I need some time peuvent se lire sur les lèvres des fans de la première heure, (dont je fais partie) venus spécialement pour l’occasion. Les musiciens nous gratifient de solos de guitares hallucinants et prouvent qu’ils méritent le succès qui est le leur en ce moment. Une fois de plus, les Hey Hey My My marquent un point. Mais ils le valent bien !

21h30, voici venu le moment de quitter Bastille pour se diriger vers Denfert-Rochereau où une programmation tout aussi séduisante nous attend. Direction le métro, ouvert toute la nuit pour l’occasion, et les festivités reprennent de plus belle. Le quartier est littéralement pris d’assaut par une foule en délire. Ce soir, Paris est à bloc ! Pour espérer trouver une place devant la scène, il faut donc se frayer un chemin entre les personnes surexcitées qui se lancent dans des pogos, et les cadavres de cannettes de bières et autres bouteilles qui traînent par terre. Le son de Nadj résonne alors dans mes oreilles. Au rythme de riffs enragés, la chanteuse, accompagnée de ses deux musiciens, met la foule dans tous ses états et prouve que le rock au féminin made in France a de beaux jours devant lui. Tout simplement renversant.

Image de p1050945_640x480_ Mais le groupe que l’on attend tous, disons plutôt celui pour lequel je suis là, n’est autre que Stuck In The Sound . 22h30, le quatuor fait son entrée, sous les applaudissements du public en délire. Les premières notes du single Toy Boy se font à peine entendre que déjà tous les bras sont en l’air et des cris sont lancés de partout. Les parisiens assurent leur set de mains de maîtres. José, le charismatique chanteur, caché sous la capuche de sa veste noire, déborde d’énergie. Il se lancera même dans une danse improvisée entre deux morceaux avant d’enchaîner avec les autres titres incontournables de l’album : You ain’t for me, Cramp, push and take ou encore I shot my friend . La bonne humeur est au rendez-vous et les Stucks ne faillissent pas à leur réputation de bêtes de scène. On jump, on crie, on va même jusqu’à slamer (pour un certain jeune homme vêtu d’un jean slim blanc). Belle performance.

C’est ici que ma fête de la musique prend fin. Déjà, me direz-vous. Certes j’aurai pu prolonger la nuit et partir à la recherche de nouvelles sensations musicales, mais demain il faut se lever tôt et la voix de la sagesse aura raison de moi. Le rendez-vous est pris pour l’année prochaine.

Rennes – Singing in the rain (par Julia)

rennesMa fête de la musique débute vers 21h, et l’affluence dans le métro rennais m’indique que la soirée est déjà bien entamée. Je descends sur la place St Anne, où aucun concert n’a été organisé. Il s’agit plutôt d’un point de rendez-vous à partir duquel se diriger vers les différentes scènes installées en ville.

La fameuse rue de la soif (ou rue St Michel) s’étant transformée en un stand de galette-saucisses géant, j’emprunte une rue parallèle pour rejoindre la place des Lices. Une scène Fnac accueille des jeunes groupes de rock ( Football Club ) ainsi que quelques danseurs de hip hop pour un petit battle.

Du côté des portes Mordelaises, l’ambiance est plus punk. Les sons de plusieurs scènes se mélangent pour créer une ambiance électrique: un petit chapiteau où joue un groupe de métal, un soundsystem installé dans une camionnette et diffusant du dub à un volume élevé, et les DJs installés devant le bar Le Chantier .

Au Chantier, la soirée se partage traditionnellement en sets de DJs et prestations de groupes électro ou dub. Quand j’arrive la formation de hip hop barré MC Circulaire se produit devant un public apparemment déjà conquis. Les paroles sont très second degré, à l’image du morceau Ça vient de Vendée entièrement à la gloire de la belle région.

Cette année, une scène avait été installée en renfort dans un square non loin du bar mais les conditions climatiques semblent en avoir eu raison. Si jusqu’à présent on n’avait eu le droit qu’à de petite averses, on doit désormais supporter des trombes d’eau !

Décidemment les contretemps pleuvent ce soir puisque je croise des membres du groupe X Makeena, privés de concert. Le camion qui contenait tout leur matériel est tombé en panne à Reims ce matin.
Avant que les frères Darlin’Nikki ne s’attaquent aux platines, je me dirige vers la place Hoche pour écouter un peu du rock dandy de My Lullaby . La formation rennaise a manifestement égaré un membre en route, le chanteur Vincent . C’est donc Ophélie qui doit assurer devant un public courageux. Certains ont l’air d’apprécier la pluie et vont même jusqu’à se baigner dans la fontaine de la place !

Après une vaine tentative pour m’incruster dans un bar bondé, je décide d’éviter la pneumonie et je rentre bien sagement me coucher sur le coup de minuit.

Pour ne pas que vous gardiez une image trop négative de Rennes sous la pluie, je dois quand même souligner la bonne humeur et la tenacité du public breton !

TV kills the Radio Stars (par Gaelle)

En cette journée la plus longue de l’année, je me retrouve clouée sur
mon lit d’hôpital. Moi qui me faisais une joie d’arpenter les rues de ma
ville à la recherche du son de la nuit, me voila ravie. Je fais une
tentative et j’ouvre en grand les fenêtres de ma chambre, mais aucun son à
l’horizon !

Résignée je me décide à allumer la télé ! Et là, surprise: un direct de la fête de la musique à Paris. Un ou deux chanteurs se succèdent que je ne connais pas. J’ai droit à Yannick Noah (qui me redonne un peu de baume au coeur) et au chanteur tout neuf Mika . Mais je déchante rapidement. Surtout quand je me rends compte qu’il s’agit d’un programme sponsorisé par NRJ. Je zappe bien vite et fini par m’endormir devant je ne sais quelle série TV palpitante.

La fête de la musique à la télé, c’est décidément bien triste.

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A propos de l'auteur

Image de : Miss Cinéma de Discordance et chroniqueuse hétéroclite since 2005. [Blog] [Twitter]

17 commentaires

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  1. 1
    le Mardi 3 juillet 2007
    kyra a écrit :

    Yesssssss !!

    Enfin THE article est en ligne :)

    Bravo pour le travail d’équipe et la compilation des données … une expérience à renouveler ;-)

    Bises à toutes et à tous.

  2. 2
    le Mardi 3 juillet 2007
    Jo a écrit :

    T’étais dans les starting blocks pour le premier commentaire!
    Pour le coup de l’expérience à renouveler, il y a l’assomption dans pas longtemps :-)

  3. 3
    le Mardi 3 juillet 2007
    kyra a écrit :

    Oui et ça valait le coup d’attendre. Maintenant y’a un autre gros dossier sur le feu …

    Et pour le mois d’août, va falloir synchroniser nos agendas ;-)

    Bonne soirée !

  4. 4
    le Mardi 3 juillet 2007
    Pascal a écrit :

    Doit-on rappeler que les percussions ne sont agréables QUE lorsqu’elles sont bien jouées ?

    Djembé man, tu joues mal….
    Et en plus tu joues fort !!

  5. 5
    le Mardi 3 juillet 2007
    kyra a écrit :

    Et voilà, maintenant tout le monde saura qu’on a écouté les Fatals Picards sur le camping des Eurocks !

    :-)

  6. 6
    Stephane
    le Mardi 3 juillet 2007
    emma a écrit :

    Tu me l’ôtes du clavier, mon p’tit Pascal !

    C’est clairement une expérience à renouveler, j’espère que ça deviendra un grand classique du webzine ! Julia, tu as eu une idée en or !

    Gaëlle, on pense à toi, la fête de la musique à la télé c’est vraiment pas le top…

  7. 7
    VIOLHAINE
    le Mercredi 4 juillet 2007
    VIOLHAINE a écrit :

    Histoire de continuer les congratulations en interne, j’attendais beaucoup de cet article et je dois dire que je ne suis pas déçue.
    Joli voyage / joli trip !
    Merci & bravo à tout le monde…

  8. 8
    VIOLHAINE
    le Mercredi 4 juillet 2007
    VIOLHAINE a écrit :

    PS: J’adore le ton de ton texte, Pascal !
    Notamment les… pouffes de service se croyant à Ibiza !!! =D

  9. 9
    Stephane
    le Mercredi 4 juillet 2007
    emma a écrit :

    Dites, si au lieu de s’envoyer de fleurs entre nous on laissait un peu les gens nous dire ce qu’ils en ont pensé ?

  10. 10
    Pascal
    le Mercredi 4 juillet 2007
    Pascal a écrit :

    De toutes facons, à part nous, personne ne le lit ce webzine…

  11. 11
    le Mercredi 4 juillet 2007
    kyra a écrit :

    On ne carbure pas aux statistiques et encore moins à la quantité de comm’ qu’on peut ramasser sur la toile, même si ça constitue un indicateur relatif de « reconnaissance » …

    On se fait plaisir, et on le fait partager, alors que demander de plus ?

    ;o)

    Maintenant on peut toujours inonder le cyber-espace de bannières et de stickers virtuels … la culture n’a pas de frontières … « Art is Resistance » et « Resistance is Discordance » aussi.

    Héhé.

  12. 12
    le Mercredi 4 juillet 2007
    Julia a écrit :

    Sympatique tout ça ! Les textes sont vraiment biens (le lancer de roses continue).
    Je suis rassurée, la pluie n’était pas qu’à Rennes, hé hé.
    Merci à tous pour votre participation !

  13. 13
    Pascal
    le Mercredi 4 juillet 2007
    Pascal a écrit :

    Très belles photos également !

  14. 14
    le Mercredi 4 juillet 2007
    tonio a écrit :

    youuuhouuu

    super content de lire tout ca ! c’est chouette de bosser ensemble sur un sujet commun ! a refaire!

    désolé j’ai pas été très bavard, mais je pense que les photos parlent pour moi

    content d’avoir pu vivre vos fetes de la musique !!

    youhouuuu

  15. 15
    Stedim
    le Mercredi 4 juillet 2007
    Stedim a écrit :

    J’étais curieux de voir le résultat depuis la parution du teasing…

    Bravo ! Initative très sympathique ! Bon esprit !

    Je repasserai lire l’intégralité quand Morphée lâchera ma manche mais, d’ores et déjà, bravo ! :)

  16. 16
    le Mercredi 4 juillet 2007
    kyra a écrit :

    Avec plaisir, merci Stedim !

  17. 17
    Stephane
    le Mercredi 4 juillet 2007
    emma a écrit :

    Tu vois Pascal, il n’y a pas que nous qui lisons ce webzine, y’a aussi Stedim =:o)

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