15 ans et demi !

par Polly|
Soyons honnêtes, ce film n'intéressera que les minettes. 15 ans et demi, c'est tout d'abord le nouveau film de Thomas Sorriaux et François Desagnat, scénaristes et réalisateurs de deux perles du cinéma pour ados débiles, j'ai nommé La Beuze et Les 11 commandements . Oui, toute de suite ça fait très peur.

Mais oublions une minute les préjugés et concentrons nous sur l’histoire. Vous allez voir, ça a comme un goût de déjà-vu.

15ansPhilippe Le Tallec ( Daniel Auteuil ) est un scientifique très reconnu exilé à Boston depuis 15 ans qui en l’absence de sa femme est contraint à rentrer au bercail pour prendre soin de son adorable ado de 15 ans : Eglantine.

Comme tout père absent, il pense que nouer des liens et rattraper le temps perdu avec sa fille sera une partie de rigolade. Mais c’est sans compter sur Eglantine qui n’a pas attendu son père pour grandir. Il découvrira une ado qui met des strings, écoute un groupe nommé Black Sperm, fait des fêtes arrosées, craque sur les garçons et fantasme sur des blogs cochons. Une ado typique en somme. Ni plus ni moins.

Vous l’aurez compris 15 ans et demi, c’est plutôt l’âge moyen des spectatrices dans la salle qu’un titre bien trouvé. Et il faut bien l’admettre qu’Églantine ( Juliette Lamboley ), tout comme ses petits camarades, semble plus avoir 20 ans bien tassés qu’autre chose. Mais passons ce détail récurrent dans beaucoup de films.

Heureusement pour nous on est loin des gags à la Michael Youn. Au contraire c’est plutôt léger et même très drôle par endroits bien que l’histoire soit évidemment cousue de fil blanc. On notera particulièrement les scènes totalement hilarantes du stage pour pères dépassés.

Surprise du film : les quelques guest-stars comme François Berléand en Einstein imaginaire et déjanté, Alain Chabat en punk-dreadeux clochard, Julie Ferrier en voisine loufoque sans oublier la scénette éclaire de Eli Semoun en chauffeur exaspéré. Ces apparitions relèvent à elles seules le niveau du film, surtout qu’on ne s’attendait pas à les voir là.

Concernant les acteurs, Juliette Lamboley s’en sort bien, elle est dans son élément. En revanche pour Daniel Auteuil c’est plus compliqué. On sent qu’il s’est amusé, bien que ce ne soit pas là son meilleur rôle.

Difficile de ne pas mentionner que le rôle du meilleur ami d’Eglantine est campé par Benjamin Siksou, actuellement l’un des favoris de la Nouvelle Star . Une apparition qui aurait très bien pu passer inaperçue, mais sa participation à l’émission a donné un sacré coup de pub au film.

Pur hasard ou non ? À vous de juger. Mais sa simple apparition a suffi pour faire trembler des troupeaux entiers de demoiselles présentes dans la salle. Pour elles, Il est donc à lui tout seul, une raison suffisante pour aller voir le film. Une seule question reste en suspens : Est-il bon acteur ? Réponse : on ne juge pas un rôle qui a 3 lignes de texte.

En conclusion, 15 ans et demi reste un bon téléfilm du dimanche soir, vite regardé, vite oublié, sauf pour les fans de Benjamin-de-la-nouvelle-star qui baveront dessus un petit peu plus longuement.

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2 commentaires

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  1. 1
    le Mardi 27 mai 2008
    Dahlia a écrit :

    Mmmh ça semble proche de l’esprit de Tel père, telle fille (adapté de Teen Spirit de Despentes)… Le film était assez canada dry d’ailleurs! Pour 15 ans et demi, dès que j’ai lu le pitch, je me suis dit que j’avais vraiment trop passé l’âge (et pourtant je suis très midinette à l’occase). Ce qui est fou, c’est surtout que Desagnat ait réussi à réunir un tel casting!

  2. 2
    le Samedi 31 mai 2008
    PaD a écrit :

    Juste une pensée émue pour la carrière de Daniel Auteuil qui vient de prendre du plomb dans l’aile, mais bon sans audace pas de gloire y parait !

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